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Depuis le 5 novembre, le remake de Zelda Ocarina of Time est disponible sur Nintendo Switch 2, et les tests publiés la veille ont donné leur verdict avant même l’ouverture des boutiques. La moyenne Metacritic s’est fixée à 96, ce qui en fait le jeu le mieux noté de l’année 2026 selon le décompte des notes publié par GamesRadar+.
Un remake reconstruit un jeu de zéro, là où un remaster se contente de rafraîchir l’existant. Nintendo avait détaillé le sien le 8 septembre, lors du Direct des 40 ans de la série, avec une liste de promesses précises sur la caméra, le saut ou le doublage. Cette sortie tombe dans un mois saturé, quatorze jours avant l’arrivée de GTA 6, et dans une période où les éditeurs multiplient les retours de classiques. Une question se pose donc pour qui hésite à passer en caisse : le jeu livré tient-il ce qui avait été montré, et à quel prix en France ?
De l’annonce du Direct à la sortie en boutique
Le dossier s’est construit en trois mois, et chaque étape a apporté une information concrète pour le joueur. Voici les dates qui comptent.
- 8 septembre 2026 : Nintendo présente la caméra libre, le saut manuel et l’ocarina activé à la voix, avec une sortie annoncée au 5 novembre ;
- 29 octobre 2026 : la Switch 2 aux couleurs de la Triforce arrive en magasin, avec deux versions de boîte à 519,99 € ;
- 4 novembre 2026 : l’embargo des tests tombe, Famitsu donne 37 sur 40 et IGN 9 sur 10 ;
- 5 novembre 2026 : le jeu sort sur Switch 2, avec un téléchargement de 24,9 Go selon la fiche de l’eShop américain.
Entre l’annonce et la sortie, aucune date n’a glissé et aucune fonction n’a disparu, ce qui reste rare sur une production de cette taille. Reste à savoir ce que la presse a réellement trouvé une fois la manette en main.
Une presse quasi unanime sur la reconstruction
Le chiffre frappe d’abord par son homogénéité. Selon le relevé de dlcompare du 4 novembre au soir, les 83 critiques recensées par Metacritic sont toutes positives, et OpenCritic affiche lui aussi une moyenne de 96 avec 100 % de recommandations. GamesRadar+, Eurogamer, VGC et Destructoid ont accordé la note maximale.
Il reste aussi intemporel qu’il l’a toujours été, et parvient à recréer l’un des plus beaux jeux jamais conçus.
Anna Koselke, journaliste à GamesRadar+, dans son test du remake publié le 4 novembre 2026
La comparaison avec l’original reste pourtant défavorable sur le papier, puisque la version Nintendo 64 culmine à 99, le score le plus élevé de toute la base Metacritic. La réédition 3DS de 2011 s’était arrêtée à 94. Le remake se glisse donc entre les deux, ce qui dit bien la difficulté de l’exercice face à un souvenir aussi chargé.
Les réserves existent, mais elles sont rares. IGN regrette que des donjons simplifiés atténuent le plaisir de résoudre une énigme difficile, et RPG Site, qui donne 8 sur 10, estime que le jeu vise avant tout les nouveaux venus. Ces deux remarques prennent tout leur sens quand on remet les promesses de septembre en face du jeu livré.
Les promesses de septembre face au jeu livré
Ce tableau confronte les annonces du Direct du 8 septembre à ce que les tests constatent sur la version finale.
| Point | Annoncé le 8 septembre | Constaté à la sortie | Source |
|---|---|---|---|
| Caméra | Libre au stick droit | Libre sur 360 degrés, vitesse réglable | Gameblog |
| Saut | Bouton dédié | Saut manuel confirmé | dlcompare |
| Doublage | Cinématiques doublées | Doublage partiel, français compris | Gameblog |
| Chargements | Conservés entre certaines zones | Gardés entre les grandes zones seulement | Gameblog |
| Fluidité | Non chiffrée | 60 images par seconde stables | GamesRadar+ |
Le bilan est net : tout ce qui avait été montré est bien là, et la fluidité passe d’un 20 images par seconde instable sur Nintendo 64 à un 60 constant. Le doublage reste partiel, une nuance que la démonstration de septembre ne laissait pas deviner.
Deux absences, en revanche, n’avaient pas été annoncées. Le voyage rapide a été retiré volontairement pour préserver la traversée d’Hyrule, et la carte n’accepte aucun marqueur personnel, ce que Gameblog regrette ouvertement. Ces choix pèsent d’autant plus que le prix demandé n’a rien d’un tarif de réédition.
Ce que coûte le jeu en France
Aux États-Unis, la version numérique est vendue 59,99 $ et la version physique 69,99 $. En France, le prix conseillé de la boîte atteint 69,99 €, mais la grande distribution l’a déjà cassé : Chocobonplan relevait le 3 novembre un tarif de 51,49 € chez E.Leclerc et 59,99 € à la Fnac.
L’écart de 18,50 € entre le prix conseillé et le meilleur tarif constaté représente plus du quart du prix affiché en boîte. Pour un jeu dont la structure date de 1998, payer le plein tarif se discute, même si le travail de reconstruction justifie l’étiquette d’un jeu neuf.
Les frictions qui divisent les joueurs
Le débat qui se dessine ne porte pas sur la qualité technique, saluée partout, mais sur la part de difficulté que le remake a gommée. Des donjons plus lisibles et une caméra enfin docile rendent l’aventure plus accessible, au risque d’effacer la satisfaction qu’on éprouvait à vaincre une salle obscure du Temple de l’Eau.
L’amphithéâtre de monstres, nouveauté où l’on affronte de nouveau les boss des donjons, n’a pas convaincu Gameblog, pour qui les combats ne sont pas spécialement difficiles. Si vous avez fini l’original plusieurs fois, attendez-vous à une redécouverte confortable plutôt qu’à un défi renouvelé. Ce constat éclaire surtout ce que Nintendo prépare pour la suite de son catalogue.
Ce qui attend désormais Hyrule et ses joueurs
Les échéances connues s’étalent jusqu’en 2027. Les amiibo Link enfant et Zelda enfant, annoncés en septembre, doivent sortir l’an prochain sans date précise, et deux modèles d’ocarina, dont un électronique signé HORI, sont promis pour la fin de l’année. La tournée symphonique des 40 ans démarrera à Tokyo en janvier 2027.
La vraie inconnue reste commerciale. Nintendo n’a publié aucun chiffre de ventes, et le jeu aura moins de deux semaines pour s’installer avant le 19 novembre et la sortie de GTA 6. Si la formule s’impose malgré ce calendrier, Majora’s Mask et The Wind Waker deviendraient des candidats évidents au même traitement, et le prix fixé ici servira de référence pour tous les classiques qui suivront.

