VisionQuest : Vision reprend la route avec Ultron dans une première bande-annonce

Marvel a dévoilé au D23 la première bande-annonce de VisionQuest, troisième volet de la trilogie ouverte par WandaVision. La série arrive le 14 octobre sur Disney+, avec un Vision en cavale et un Ultron promu conseiller intérieur.

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Un spin-off est une série dérivée qui prolonge l’histoire d’un personnage secondaire au lieu de rejouer celle du héros principal. Marvel Television en a fait une méthode : après WandaVision en 2021 et Agatha All Along en 2024, la maison de production referme sa trilogie de Westview par un troisième volet centré sur l’androïde synthétique incarné par Paul Bettany. Trois séries, cinq ans d’écart et une même adresse fictive comme point de départ.

La première bande-annonce de VisionQuest a été dévoilée le 14 août 2026 sur la scène du D23, l’événement grand public de Disney, avant une mise en ligne le lendemain sur les chaînes officielles. La série arrivera le 14 octobre sur Disney+. Le trailer pose une question inhabituelle pour un programme de super-héros : qu’est-ce qui distingue encore une conscience artificielle d’un être humain, et pourquoi Marvel choisit-il ce moment précis pour la poser ?

Ce que montre la première bande-annonce

Le récit reprend après la fuite de Westview. Vision, redémarré puis échappé de ceux qui voulaient le transformer en arme, vit caché et cherche un sens à cette existence diminuée. La bande-annonce le montre en errance, loin des décors urbains des Avengers, dans une imagerie de cavale bien plus proche du road movie que du blockbuster de super-héros classique.

Le ton tranche avec les productions Marvel récentes. Peu d’explosions, beaucoup de silences, et une palette visuelle qui laisse le personnage seul dans le cadre pendant de longues secondes. Paul Bettany apparaît majoritairement sous forme humaine, la carnation rouge du personnage n’étant plus qu’un rappel ponctuel.

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La bande-annonce officielle sous-titrée, publiée sur la chaîne française de Disney+.

La tranquillité du personnage se brise vite. Une prime est placée sur sa tête, ce qui le jette sur les routes en compagnie de Thomas Shepard, un garçon dont la série laisse entendre qu’il pourrait être le fils de Vision, revenu sous une autre forme. Le duo de fuyards structure visiblement l’essentiel de la saison.

Une trilogie que Marvel referme après cinq ans

Paul Bettany et James Spader ont présenté la séquence aux côtés de Kevin Feige, président de Marvel Studios et producteur exécutif de la série. Les trois hommes ont insisté sur le fait que VisionQuest conclut un cycle entamé en 2021, ce qui en fait le dernier chapitre d’un arc narratif de cinq ans lancé par le succès critique de WandaVision.

Sur scène, l’acteur a résumé le déplacement thématique opéré par cette dernière étape.

Ce Vision commence à se poser une question plus compliquée : qu’est-il, ou peut-être qui est-il ? Et qu’est-ce qui fait de nous des êtres réellement humains ? Ce qui nous amène à la personne que vous voulez le plus à vos côtés pendant une crise existentielle : Ultron.

Paul Bettany, sur la scène du D23, le 14 août 2026, d’après le compte rendu officiel publié par Marvel

Les intelligences artificielles de Vision prennent visage humain

Le dispositif le plus original de la série tient à un choix d’écriture. Privé de repères, Vision consulte les personnalités artificielles inscrites dans sa propre programmation, qui lui apparaissent sous forme d’avatars humains plutôt que de voix désincarnées. Quatre d’entre elles sont identifiées :

  • J.A.R.V.I.S., l’assistant historique de Tony Stark, dont la matrice a donné naissance à Vision ;
  • F.R.I.D.A.Y., l’intelligence qui a succédé à J.A.R.V.I.S. auprès d’Iron Man ;
  • E.D.I.T.H., le système de surveillance légué à Peter Parker après la mort de Stark ;
  • Ultron, incarné à nouveau par James Spader, sous des traits qui reprennent ceux de l’acteur.

La mise en scène transforme un débat intérieur en conversation à plusieurs, ce qui règle élégamment un problème classique du genre : filmer une machine qui doute. Chaque intelligence porte une conception différente de ce qu’est un être conscient, et Vision doit arbitrer entre elles.

Le retour d’Ultron a valeur de test. L’antagoniste d’Avengers : L’Ère d’Ultron, sorti en 2015, revient onze ans plus tard non plus comme menace extérieure mais comme voix intérieure, ce qui inverse complètement sa fonction dramatique.

Un casting large pour une série qui se veut intime

Autour de Bettany et Spader, la distribution réunit notamment Ruaridh Mollica, Todd Stashwick, T’Nia Miller, Orla Brady, Diane Morgan, Emily Hampshire et James D’Arcy, ce dernier ayant déjà incarné Edwin Jarvis en prise de vues réelles. La réalisation est partagée entre quatre metteurs en scène aux univers très différents, dont Vincenzo Natali et Terry Matalas.

Matalas signe aussi l’écriture avec quatre autres scénaristes. Son passage remarqué sur la troisième saison de Star Trek : Picard lui a valu une réputation de spécialiste des fins de cycle, ce qui explique en partie son arrivée sur un projet vendu comme une conclusion.

Un D23 qui a rempli le calendrier Marvel jusqu’en 2028

VisionQuest n’a pas été la seule annonce de la journée. Marvel a diffusé une nouvelle bande-annonce d’Avengers : Doomsday, attendu au cinéma le 16 décembre 2026, et dévoilé les sept comédiens du reboot X-Men prévu pour le printemps 2028 sous la direction de Jake Schreier. Disney et Lucasfilm ont profité du même événement pour caler un lancement au 20 janvier 2027 pour la deuxième saison d’Ahsoka.

La densité du programme raconte une stratégie de plateforme. Disney+ affronte une concurrence qui multiplie les rendez-vous événementiels, à l’image de HBO Max qui a récemment mis cinq minutes de sa série DC en accès libre avant diffusion. Aligner une série Marvel en octobre, un film en décembre et une suite Star Wars en janvier revient à occuper le terrain sans discontinuer sur un trimestre entier.

Le contexte commercial est favorable. Spider-Man : Brand New Day a franchi les 2 milliards de dollars de recettes mondiales le 16 août, ce qui replace Marvel en position de force au moment précis où la maison annonce ses trois prochaines années.

Ce que la question de Vision engage pour la suite

Une série de super-héros qui bâtit son argument sur la nature de la conscience artificielle ne sort pas de nulle part en 2026. Le sujet a quitté la science-fiction pour s’installer dans le débat public, et Marvel s’en empare avec un personnage créé en 1968, bien avant que la question ne devienne concrète. Le décalage entre l’origine du personnage et l’actualité du thème constitue peut-être le meilleur atout de la série.

Le pari comporte un risque de taille : transformer une réflexion en programme de divertissement suppose de trancher, or les productions Marvel préfèrent souvent laisser leurs fils ouverts pour alimenter la suite. Les huit prochaines semaines diront si une conclusion annoncée en est réellement une.

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