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- Une moyenne de 86, portée par une presse presque unanime
- Sept mois entre l’annonce et le verdict des tests
- Ce que promettait la démo, ce que confirment les tests
- Un excellent metroidvania, un Castlevania plus discutable
- Une note qui place la saga juste derrière ses sommets
- Le 15 octobre, un verdict qui reste à confirmer par les joueurs
Il fallait attendre le 13 octobre 2026 pour savoir si le retour de Castlevania valait l’attente. Ce jour-là, Konami a levé l’embargo sur les tests de Belmont’s Curse, et le verdict de la presse est tombé d’un bloc : 86 sur 100 sur Metacritic, à partir de 44 critiques pour la version PS5, deux jours avant la sortie du 15 octobre. Aucune critique négative ne figure dans le lot.
Belmont’s Curse est un metroidvania, un jeu d’action en deux dimensions où l’on explore un décor interconnecté en débloquant peu à peu de nouvelles capacités. Konami l’a confié aux Français d’Evil Empire, avec l’appui de Motion Twin, pour relancer une saga sans nouvel épisode classique depuis des années. Pour vous qui hésitiez à dépenser 29,99 € pour un retour annoncé en grande pompe, la question change de nature : la promesse tient-elle sur la durée, et à qui ce Castlevania s’adresse-t-il vraiment ?
Une moyenne de 86, portée par une presse presque unanime
Le détail des notes compte autant que la moyenne. D’après le décompte publié par GamerFuzion le 13 octobre, la version PS5 réunit 42 critiques positives et 2 mitigées, sans une seule note négative au compteur. La version PC s’établit à 85 sur 15 critiques, et la version Xbox Series à 88 sur 6 critiques, un échantillon encore trop étroit pour en tirer une leçon.
Sur OpenCritic, l’agrégateur concurrent, la moyenne des critiques de référence atteint 85, et 97 % des 65 tests recensés recommandent le jeu. GameSpot lui accorde un 10 sur 10, Game Informer un 9,25, IGN un 8. Le Japon avait ouvert le bal dès le 7 octobre, avec un 32 sur 40 dans les pages de Famitsu.
Beau et exigeant, Castlevania : Belmont’s Curse offre un riche monde gothique d’énigmes à résoudre et d’ennemis à fouetter.
Serena Cherry, dans le test de GamesRadar+, citée par GamesRadar+ le 13 octobre 2026
Une telle convergence reste rare pour une licence relancée par un studio extérieur. Elle s’explique en partie par une campagne menée sans précipitation depuis l’hiver, dont chaque étape a été pensée pour rassurer les joueurs de longue date.
Sept mois entre l’annonce et le verdict des tests
Le calendrier de Belmont’s Curse montre une montée en puissance réglée étape par étape, de la simple annonce jusqu’à la démo jouable, avant que les critiques ne prennent le relais :
- Février 2026 : Konami officialise le jeu lors d’un State of Play de Sony ;
- 8 juin 2026 : l’éditeur fixe la sortie au 15 octobre et ouvre les précommandes, selon son communiqué ;
- 4 septembre 2026 : Konami diffuse la bande-annonce construite autour de Bloody Tears, avec le système des Arcanes ;
- 1er octobre 2026 : la démo gratuite du chapitre d’ouverture arrive, avec une sauvegarde transférable ;
- 7 octobre 2026 : Famitsu publie le premier test, avec quatre notes de 8 sur 10 ;
- 13 octobre 2026 : l’embargo tombe, et Metacritic affiche 86 pour la version PS5.
Lever l’embargo deux jours avant la mise en vente reste un geste de confiance. Un éditeur inquiet garde ses tests jusqu’au dernier moment, quand les précommandes sont déjà encaissées, et Konami a fait l’inverse.
Ce que promettait la démo, ce que confirment les tests
La démo du 1er octobre permettait de juger la première heure de jeu, pas la cohérence d’une carte entière. Les tests tranchent désormais les points que le chapitre gratuit laissait en suspens :
| Point | Au 3 octobre | Au 13 octobre | Source |
|---|---|---|---|
| Accueil critique | Aucune note publiée | 86 sur Metacritic, 85 sur OpenCritic | Metacritic, OpenCritic |
| Durée de l’aventure | Inconnue | 10 à 15 heures pour l’histoire | Test d’IGN |
| Système de cartes de tarot | Montré en vidéo | Salué comme le point fort du jeu | Polygon, Game Informer |
| Prix de l’édition standard | 29,99 € | 29,99 €, inchangé | Konami, Xboxygen |
Le rapport entre le prix et la durée constitue l’argument le plus concret. Environ 2 à 3 € par heure de campagne, selon l’estimation d’IGN, placent Belmont’s Curse dans la fourchette des productions indépendantes plutôt que des jeux à 80 €.
Un excellent metroidvania, un Castlevania plus discutable
Les réserves existent, et elles convergent. IGN juge le jeu meilleur metroidvania en général que Castlevania en particulier, en reprochant un rythme d’action qui sacrifie une part du charme gothique de la série. VGC, avec un 3 sur 5, estime que le genre a beaucoup progressé pendant l’absence de la saga, et que le cœur du jeu n’a pas suivi.
Push Square, avec un 7 sur 10, évoque des commandes parfois peu réactives et des morts frustrantes dans les passages de plateforme. The Guardian, crédité de trois étoiles par Polygon, met en garde les puristes contre une action très nerveuse. Ces critiques visent la même chose : l’héritage roguelite d’Evil Empire, rapide et exigeant, ne plaira pas à tous les fidèles.
Une note qui place la saga juste derrière ses sommets
Le score de 86 prend son sens face à l’histoire de la série. Selon GamesRadar+, seuls quelques épisodes font mieux sur Metacritic, dont Symphony of the Night à 93 sur PlayStation, Circle of the Moon et Aria of Sorrow à 91, puis Dawn of Sorrow à 89 en 2005. Belmont’s Curse devient ainsi l’épisode le mieux noté depuis plus de vingt ans, ce qu’OpenCritic a souligné le jour même.
La comparaison avec d’autres retours récents est parlante. Control Resonant avait reçu un accueil comparable en septembre, avec 85 et la même mise en garde adressée aux fidèles. Le virage vers l’action plaît à la presse, mais il laisse une partie des connaisseurs sur le bord de la route.
Le 15 octobre, un verdict qui reste à confirmer par les joueurs
La moyenne de 86 reste celle de la critique. Sur la fiche Metacritic du jeu, la note des joueurs n’existe pas encore, et la version Switch n’a reçu aucune note au 13 octobre. Les premiers retours du public diront si la difficulté pointée par plusieurs tests rebute ou fidélise.
Pour Konami, l’enjeu dépasse un seul jeu. Un succès commercial ouvrirait la voie à d’autres épisodes confiés à Evil Empire, et IGN se dit prêt à revoir le studio sur la licence. Les chiffres de ventes des premières semaines trancheront ce que les notes ne disent pas : si une saga de quarante ans peut encore trouver un nouveau public à 29,99 €.

