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- Une date, un studio et une équipe de faux chasseurs de fantômes
- Ce que montre la bande-annonce de précommande
- Ce que promettent les éditions et les bonus de précommande
- Onze ans après, une licence que Sony doit relancer
- Un State of Play calibré pour l’hiver PlayStation
- Ce que janvier 2027 va réellement mesurer
Sony a refermé son State of Play du 3 septembre 2026 sur une annonce attendue depuis onze ans. Until Dawn 2 sortira le 28 janvier 2027 sur PS5 et reprend la recette du premier épisode : un jeu d’horreur narratif où chaque décision détermine qui survit jusqu’au lever du jour. Le studio britannique Firesprite en assure le développement, avec l’appui d’AdHoc Studio pour l’écriture.
La formule tient en une phrase. Huit personnages, une nuit, et une sauvegarde automatique qui interdit de revenir en arrière sur une erreur. Là où le premier opus enfermait des adolescents dans un chalet enneigé, la suite envoie une équipe de faux chasseurs de fantômes sur une île du Pacifique Sud. Onze ans d’attente rendent la question inévitable : qu’est-ce qui, dans cette suite, justifie d’avoir laissé la licence dormir aussi longtemps ?
Une date, un studio et une équipe de faux chasseurs de fantômes
L’annonce est venue du PlayStation Blog, où le directeur créatif de Firesprite a détaillé le calendrier. La sortie est fixée au 28 janvier 2027 sur PS5 et les précommandes ouvrent dès le 10 septembre 2026, soit plus de quatre mois avant la mise en vente. Deux éditions sont prévues, une standard et une Digital Deluxe.
Until Dawn 2 sort sur PS5 le 28 janvier 2027. Préparez-vous, parce que chaque choix que vous ferez va compter.
Stu Tilley, directeur créatif de Firesprite Games, sur le PlayStation Blog, le 3 septembre 2026
Le développement reste interne à PlayStation Studios. Firesprite s’est associé à AdHoc Studio, à l’origine de Dispatch, pour toute la partie narrative. Cette alliance vise une écriture plus dense, avec des relations tendues entre personnages et des dialogues plus mordants que dans le premier épisode.
Le casting mêle visages connus et nouveaux venus. Dacre Montgomery incarne Owen, la vedette arrogante de l’émission, Sarah Catherine Hook joue Izzy la stagiaire, et Camila Senna prête ses traits à Mina, la coprésentatrice. Peter Stormare reprend son rôle du docteur Hill, seul personnage du premier jeu à revenir.
Ce que montre la bande-annonce de précommande
La vidéo diffusée pendant le State of Play suit l’équipe de l’émission « Dead True » dans le sanatorium de Blackwood, où elle tourne un épisode sur un drame survenu douze ans plus tôt. La stagiaire y découvre quelque chose qui fait dérailler le tournage, et le groupe repart avec un plan bouleversé.
La suite se déplace à Sydney, pendant une convention consacrée à l’horreur. Une survivante d’une attaque surnaturelle y aborde l’équipe et lui montre une cicatrice nécrotique. Son avertissement envoie les huit protagonistes vers une île abandonnée depuis les années 1970, après la fermeture d’un complexe hôtelier de luxe.
Le montage laisse entrevoir le mécanisme central. Owen doit choisir entre suivre le signal de son ami disparu ou s’engager sur une passerelle branlante vers un bar étrangement animé. Aucune des deux options n’est présentée comme la bonne, ce qui résume assez bien la promesse de la série.
Ce que promettent les éditions et les bonus de précommande
Sony a détaillé le contenu additionnel réservé aux précommandes et à l’édition Digital Deluxe. L’ensemble tourne autour du retour du docteur Hill et de la garde-robe des huit personnages. Firesprite a listé publiquement cinq bonus le 3 septembre.
- Une tenue classique inspirée du premier Until Dawn, débloquée par la précommande ;
- Une tenue de vacances sur l’île d’Akishima, elle aussi liée à la précommande ;
- Des figurines à tête branlante à l’effigie du docteur Hill, à dénicher dans le jeu ;
- Le pack Y2K Neon Vibes, qui rhabille les huit membres de l’équipe dans l’édition Digital Deluxe ;
- Une galerie baptisée Diorama of Death, qui rejoue chaque mort sous des angles inédits.
La dernière ligne en dit long sur le positionnement du jeu. La mort des personnages devient une collection à compléter, là où le premier épisode se contentait de la faire subir. Le réflexe du joueur complétiste rejoint ici celui du spectateur de slasher.
Le reste relève du cosmétique classique. Rien n’indique pour l’instant de contenu narratif payant, ce qui tranche avec la plupart des grosses sorties annoncées pour l’hiver.
Onze ans après, une licence que Sony doit relancer
Le premier Until Dawn est sorti en 2015 sur PS4 et s’est écoulé à plus de 4 millions d’exemplaires, dont un million dès le premier mois. Ce succès reposait sur un bouche-à-oreille inattendu pour un titre que personne n’attendait à ce niveau, y compris chez son éditeur.
La suite arrive pourtant après un faux départ. Le remake confié à Ballistic Moon, lancé le 4 octobre 2024 sur PS5 et PC, a été mal reçu et n’a jamais retrouvé l’audience de l’original. Firesprite hérite d’une licence à réhabiliter autant qu’à prolonger, ce qui explique sans doute le soin mis sur le casting et sur l’écriture.
Le contexte économique n’aide pas. L’horreur à gros budget coûte cher et rapporte de façon irrégulière, comme l’a montré le départ du créateur de Dead Space faute de financement. Sony privilégie ici la production interne plutôt que le pari sur un studio tiers.
Un State of Play calibré pour l’hiver PlayStation
Until Dawn 2 n’était pas seul à l’affiche. La diffusion du 3 septembre, doublée d’un State of Play Japan, a aussi daté Metro 2039 au 4 février 2027, révélé Maneater 2 pour 2027 et montré deux manettes DualSense aux couleurs de GTA 6. Sony a concentré ses annonces sur le premier trimestre 2027, une fenêtre que le calendrier d’automne laisse dégagée.
Le choix de la date n’est pas neutre. Fin janvier, un jeu narratif trouve plus facilement son public qu’en novembre, quand les blockbusters saturent les rayons. La communication de la marque reste néanmoins sous tension, comme l’a rappelé la fronde des joueurs contre la fin des disques lors d’une précédente diffusion.
La console, elle, avance en fin de cycle. Les arbitrages se déplacent vers la fluidité plutôt que vers la démonstration graphique, comme l’illustrent les derniers réglages techniques sur PS5. Un jeu à choix multiples n’a pas besoin de 60 images par seconde pour convaincre, ce qui laisse à Firesprite une marge confortable sur la mise en scène.
Ce que janvier 2027 va réellement mesurer
Le véritable enjeu n’est ni le casting ni la densité de l’écriture. Il tient à la capacité d’une formule née en 2015 à parler à un public qui a vu, entre-temps, le jeu à choix multiples se banaliser sur toutes les plateformes. Onze ans séparent les deux épisodes, et la tolérance aux longues scènes d’exposition a nettement baissé.
Le pari de Firesprite consiste à remplacer le chalet par un plateau de tournage et les adolescents par des créateurs de contenu. Le décor change, la mécanique reste. La mise en abyme de youtubeurs filmés par le joueur pourrait devenir le vrai sujet du jeu, davantage que l’île maudite qui lui sert de cadre.
Les précommandes du 10 septembre livreront un premier signal. L’écart entre l’édition standard et la Digital Deluxe dira si le public accepte encore de payer un supplément pour des tenues et une galerie de morts, à un moment où le prix des jeux fait débat.


