GTA 5 quitte le PS Plus Extra le 17 novembre, deux jours avant GTA 6 : l’abonnement ne suffira plus pour jouer à un GTA

Sony retire GTA 5 et Red Dead Redemption 2 du catalogue PS Plus Extra et Premium le 17 novembre, juste avant la sortie de GTA 6. Pour les abonnés, la question du coût réel de l'attente se pose dès maintenant.

Joueur sur un canapé, manette en main, face à une télévision affichant un menu de jeux verrouillé par un cadenas
Le 17 novembre, GTA 5 et Red Dead Redemption 2 sortent du catalogue PS Plus Extra, et l'accès des abonnés s'arrête net.
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Les abonnés PS Plus qui comptaient patienter jusqu’à GTA 6 en arpentant Los Santos vont devoir revoir leurs plans. GTA 5 quittera le catalogue PS Plus Extra et Premium le 17 novembre 2026, deux jours seulement avant la sortie de son successeur, prévue le 19 novembre sur PS5 et Xbox Series.

Le catalogue de jeux du PlayStation Plus fonctionne comme une bibliothèque de location : tant qu’un titre y figure, les abonnés Extra et Premium y jouent sans l’acheter. Quand il en sort, l’accès disparaît, même au milieu d’une partie. Sony ne retire d’ailleurs pas que GTA 5 ce mois-là. Faut-il racheter le jeu, garder son abonnement ou tout miser sur GTA 6 ?

Onze jeux sur le départ, dont deux poids lourds de Rockstar

L’avertissement s’affichait depuis le 12 octobre sur l’écran d’accueil des PS5, d’après jeuxvideo.com, qui confirme la date du 17 novembre pour le retrait de GTA 5. Selon Push Square, la vague de départs compte onze jeux au total, dont plusieurs titres familiers des abonnés :

  • Grand Theft Auto V, dans ses versions PS5 et PS4 ;
  • Red Dead Redemption 2, dans sa version PS4 ;
  • Football Manager 26 et The Talos Principle 2, sur PS5 ;
  • Cricket 24 et Monster Boy and the Cursed Kingdom, sur PS5 et PS4 ;
  • Hotshot Racing, Rock of Ages 3, Earth Defense Force 4.1, Rapala Fishing Pro Series et Yet Another Zombie Defense HD, sur PS4.

Voir partir en même temps les deux derniers grands jeux de Rockstar n’a rien d’un hasard de calendrier. Le catalogue se vide des titres de l’éditeur au moment précis où celui-ci s’apprête à vendre son prochain jeu au prix fort.

Deux jours d’écart avec GTA 6, un calendrier qui n’a rien d’anodin

Le 17 novembre tombe pile entre deux dates clés. Les boîtes physiques de GTA 6 partent dès le 12 novembre pour permettre le préchargement, et le jeu se lance le 19. Les abonnés perdent Los Santos version 2013 au moment où Vice City leur ouvre ses portes, à condition de payer.

Rockstar et Sony n’ont fait aucun commentaire public sur ce timing. Il prolonge pourtant une stratégie déjà visible, avec un coffret collector vendu 400 euros sans le jeu et une boîte standard qui ne contient qu’un code de téléchargement, sans disque. Tout converge vers l’achat numérique du nouvel épisode.

La bande-annonce officielle de 2013 rappelle d’ailleurs ce qui a fait la longévité du jeu sur trois générations de consoles, porté par le trio Michael, Franklin et Trevor.

La bande-annonce officielle de GTA 5, publiée par Rockstar Games en août 2013.

Treize ans plus tard, le jeu reste l’un des piliers du catalogue, et son retrait prive les abonnés d’un refuge pendant l’attente, au moment où l’envie de rejouer à un GTA n’a jamais été aussi forte. Reste à savoir ce que ce départ coûte concrètement.

Ce que coûte l’attente quand le catalogue se vide

Depuis le 20 mai 2026, selon Tom’s Guide, le PS Plus Extra coûte 15,99 € par mois ou 125,99 € par an en France, et le Premium 18,99 € par mois ou 151,99 € par an. Aucune de ces deux formules ne conservera GTA 5 après le 17 novembre, et la formule Essential, à 9,99 € par mois, ne l’a jamais incluse.

Le calcul est simple pour un abonné mensuel. GTA 6 en édition standard est affiché à 79,99 €, soit l’équivalent de cinq mois de PS Plus Extra à 15,99 €, qui totalisent 79,95 €. L’édition Ultimate, à 99,99 €, en vaut un peu plus de six. Monter en Premium n’y change rien : la formule coûte 26 € de plus par an que l’Extra, sans offrir la moindre garantie sur la durée de présence d’un jeu au catalogue.

Pour un abonné annuel qui ne jouait au catalogue que pour GTA 5, l’équation devient défavorable : 125,99 € par an pour un service qui perd précisément le jeu qui justifiait l’abonnement. La question du renouvellement mérite d’être posée avant l’échéance.

Une logique assumée chez Take-Two

Le patron de l’éditeur de Rockstar n’a jamais caché sa philosophie tarifaire. Interrogé sur le prix de GTA 6, Strauss Zelnick a défendu une approche fondée sur la valeur perçue plutôt que sur un plafond, en refusant d’annoncer un montant à l’avance.

Les consommateurs paient pour la valeur que vous leur apportez, et notre travail est de facturer bien, bien moins que la valeur délivrée.

Strauss Zelnick, PDG de Take-Two Interactive, conférence iicon, avril 2026

Dans cette logique, un GTA 5 disponible sans achat dans un abonnement concurrence directement la vente du nouvel épisode. Le retirer au bon moment protège la valeur de GTA 6, même si les contrats de catalogue, dont les termes ne sont pas publics, expirent souvent à date fixe.

Qui doit racheter GTA 5, et qui peut tourner la page

Pour ceux qui n’ont jamais terminé l’histoire, le délai jusqu’au 17 novembre reste court, mais suffisant pour boucler la campagne principale à un rythme soutenu. Les joueurs qui visent GTA 6 dès sa sortie n’ont aucun intérêt à racheter l’épisode précédent, puisque le nouveau titre arrive deux jours plus tard.

La situation est différente pour ceux qui n’achèteront pas GTA 6 tout de suite. Le jeu ne sortira ni sur PC, même en streaming au lancement, ni sur Switch 2 selon Nintendo. Pour les joueurs PS4, GTA 5 reste le seul GTA moderne accessible, et sa perte n’est compensée par rien.

Le catalogue d’abonnement, une bibliothèque qui ne vous appartient pas

Le départ simultané de GTA 5 et de Red Dead Redemption 2 rappelle une réalité souvent oubliée : un jeu de catalogue reste un prêt révocable. Les quelque 125 € annuels du PS Plus Extra achètent un accès, jamais une propriété, et l’éditeur garde la main sur le calendrier.

À l’approche du 19 novembre, plusieurs autres éditeurs pourraient être tentés de reprendre leurs anciens titres pour faire de la place à leurs sorties. La valeur d’un abonnement se mesure désormais à ce qu’il retire autant qu’à ce qu’il ajoute, un critère que les annonces mensuelles de Sony mettent rarement en avant.

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