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Le gouvernement US est le plus gros pirate de logiciels de réalité virtuelle

Le gouvernement US est le plus gros pirate de logiciels de réalité virtuelle

Comme souvent avec nos gouvernements, ce n’est pas l’ironie des situations qu’ils provoquent qui semble les étouffer ! Voici donc un superbe exemple de « fais ce que je te dis, pas ce que fais », illustré ici par le gouvernement américain qui a piraté des logiciels de réalité virtuelle pour plusieurs centaines de millions de dollars de frais de licence, rien que ça…

Bitmanagement est un éditeur de logiciels allemand, qui a notamment développé BS Contact Geo, un logiciel adapté pour effectuer de la visualisation d’informations géographiques en 3D et/ou en réalité virtuelle. De quoi, par exemple, se balader dans une ville en 3D avec tous ses bâtiments avant une intervention militaire.

Modélisation en 3D de bâtiments sur un logiciel de Bitmanagement
Modélisation en 3D de bâtiments sur un logiciel de Bitmanagement

Un logiciel qui a su fortement intéresser l’armée américaine, qui a tout d’abord acheté 38 licences afin de tester BS Contact sur ses ordinateurs. Un premier test très concluant, car l’US Army est très satisfaite et emballée par ce que propose le logiciel de Bitmanagement.

Tellement emballée que l’armée se met rapidement à installer le logiciel sur des postes supplémentaires, en attendant qu’un accord commercial puisse être trouvé avec Bitmanagement. Sauf qu’elle ne l’installe pas sur 2 ou 3 postes… mais sur plus de 100 000 ordinateurs en quelques mois !

L’armée américaine a donc copié, diffusée et installée à large échelle un logiciel sur lequel elle n’avait pas les droits. Elle a aussi désactivée la fonctionnalité qui permet à Bitmanagement de s’assurer que la licence du logiciel est bien légitime (si ça ne ressemble pas à un bon vieux « crack » des familles tout ça…) avant d’installer BS Contact Geo sur plus de 500 000 machines en 2013.

Bitmanagement attaque donc le gouvernement américain et réclame la somme de 600 millions de dollars en compensation des multiples licences piratées par l’US Army. A titre de comparaison, l’affaire Megaupload est considérée par le FBI comme étant l’un des plus gros cas d’infraction au Copyright au monde, et elle n’arrive même pas à la cheville de cette affaire de piratage de logiciels par l’armée américaine. Si la justice américaine s’est largement acharnée sur le sulfureux Kim Dotcom, qu’en sera-t-il lorsqu’il faudra prendre une décision objective à propos de la plus grosse affaire de piratage logiciel connue ?

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14 Commentaires sur cet article

  1. Source ?

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  2. Et après ça vient nous fermer KickAssTorrents…

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    • PresseCitrons

      He t’es le hollandais volant de se coucher moins bête?

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      • Il est le hollandais volant de se coucher moins bête, mais surtout le hollandais volant de lehollandaisvolant.net.

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  3. Datawolf

    Question: comme l’éditeur peut-il connaitre le nombre d’installations, puisque cette fonctionnalité a été désactivée ? :-/

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    • Ce sont les données qu’il a pu récolter avant que l’armée ne désactive le composant qui permettait à Bitmanagement de suivre le nombre d’installations effectuées !

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  4. lainiwaku

    pour le coup le développeur n’a pas a se plaindre car cette affaire va lui rapporter gros !

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    • « pour le coup le développeur n’a pas a se plaindre car cette affaire va lui rapporter gros ! » – ça va (peut-être) lui rapporter gros UNIQUEMENT parce qu’il se plaint !

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  5. Hello,

    La source de l’information ?

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  6. « et elle n’arrive même pas à la cheville de cette affaire de piratage de logiciels par l’armée américaine »

    pourquoi dites-vous ca ?
    il y a eu moins de 100 000 téléchargements depuis megaupload ?

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  7. Frédéric

    Ce n’est pas l’armée américaine qui a désactivé la fonctionnalité de protection de copie mais Bitmanagement pour laisser l’armée américaine tester le logiciel. C’est pour ça que l’affaire sera peut être un peu compliquée même si il semble quand même clair que l’armée américaine a abusé la société allemande. Maitenant le procès se tient aux Etats-Unis, donc, wait and see! (src: http://uk.pcmag.com/news/83144/us-navy-accused-of-pirating-600m-worth-of-software)

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    • « C’est pour ça que l’affaire sera peut être un peu compliquée » – l’affaire s’annonce surtout compliquée parce qu’on attend d’un juge américain qu’il statue objectivement sur les agissement de l’armée américaine dénoncés par une société étrangère. Autant dire que tout va être fait pour donner tort à Bitmanagement. Car sur les faits, même si la société Bitmanagement a désactivé elle-même la protection contre les copies, il était absolument clair que cela n’autorisait aucunement l’armée américaine à copier et distribuer gratuitement le logiciel à 100 000 exemplaires. Il y a là d’ailleurs une énorme différence avec les affaires de téléchargement P2P : contrairement à l’immense majorité des fichiers vidéo et musicaux téléchargés en P2P, le logiciel de Bitmanagement n’a jamais été diffusé gratuitement et universellement sur les ondes, à la télévision ou à la radio… Là, c’est un cas avéré d’arnaque directe.

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