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L’Education Nationale pourrait enfin mieux prendre en compte les nouvelles technologies dans l’enseignement

L’Education Nationale pourrait enfin mieux prendre en compte les nouvelles technologies dans l’enseignement

On reproche souvent à notre bonne vieille éducation nationale de rester trop traditionnelle, de ne pas assez intégrer les nouvelles technologies et leurs nouveaux usages dans l’enseignement, de jalousement garder la propriété intellectuelle de certains cours au lieu d’en faire des contenus pédagogiques accessibles à tous, et ce gratuitement.

Des critiques qui ont semble-t-il été entendues par le comité pour la Stratégie Nationale de l’Enseignement Supérieur qui, après plus d’un an de recherches, a rendu ses propositions au gouvernement dans un rapport assez conséquent. Au sein de ce rapport se cachent certaines pistes qui pourraient enfin permettre à l’Education Nationale de mieux prendre en compte les nouvelles technologies dans l’enseignement en France.

Parmi les propositions relevées, notons-en une particulièrement intéressante qui entend rendre Open Source tous les outils développés par les agents de l’enseignement supérieur public. Car oui, tant qu’à payer ces dits-agents avec notre argent public, autant faire en sorte que le fruit de leurs travaux puisse profiter à tous !

« Face aux investissements massifs réalisés actuellement dans le domaine de l’e-éducation, la France doit prendre des directives très claires pour protéger les créations de notre enseignement supérieur d’une possible privatisation. »

Le rapport propose aussi de placer sous licence libre les contenus officiels des cours créés pour l’enseignement supérieur afin d’éviter qu’une entreprise ne les utilise pour les modifier et en devenir le propriétaire intellectuel. Le genre de propositions qui risque de déranger quelque peu les éditeurs de livres scolaires, habitués à se gaver allègrement à chaque nouvelle édition et chaque commande de millions d’exemplaires, le tout payé avec des fonds publics.

On parle même, grand bouleversement dans les habitudes d’enseignement françaises, d’autoriser l’accès à Internet durant certains examens ! Une bonne manière d’appréhender le nouveau rapport aux connaissances qui s’est créé avec l’accès au Web, et de privilégier la recherche intelligente d’informations, ainsi que la possibilité de les comprendre, les résumer et en tirer quelque chose de nouveau, plutôt que de tabler sur l’apprentissage par coeur, qui a clairement montré ses limites durant les dernières décennies…

« Cette étape est inéluctable, anticipons-la afin de permettre le déploiement d’une formation adaptée au monde qui nous entoure. »

Un enseignement qui s’éloigne enfin du par coeur pour nous proposer des cours et des épreuves plus portés sur des aspects qui pourront être réutilisés dans les futures vies quotidiennes des élèves ? Voici des perspectives qui laissent véritablement rêveur !

Bien entendu, il ne s’agit pour le moment que de recommandations, qui sont tout de même formulées par des maîtres de conférences à l’université, des représentants de collectivités locales et des acteurs du monde socio-économique. Espérons que ces initiatives ne seront pas gangrenées par des intérêts purement économiques, comme par exemple le choix de proposer une marque d’ordinateur ou de tablette plutôt qu’une autre, et aussi la possibilité de choisir des systèmes d’exploitation et des logiciels libres pour les animer, histoire que nos chères têtes blondes ne soient pas embrigadées dès le plus jeune âge à préférer un système propriétaire plutôt qu’un OS libre ! Encore faudra-t-il former les enseignants à leur usage… ^^

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1 commentaire sur cet article

  1. J’ai un collégien à la maison donc encore loin des études supérieurs mais je trouve que ça avance déjà dans le bon sens. Utilisation de Libre Office et Sketchup en cours. J’ai été agréablement surpris et je me suis empressé d’installer tout ça à la maison, en plus d’Office que j’avais déjà, pour qu’il l’utilise.
    En 6e le prof d’anglais leur a demandé de créer un compte sur un site type Facebook en anglais (j’ai oublié le nom) pour communiquer avec le prof et entre élève de la classe, en anglais et sous la surveillance du prof qui a accès à tous les messages. Le prof avait prévenu qu’il pouvait donner des trucs à faire en plus via ce site. Le plus décevant là-dedans? Sa mère qui dénigrait l’initiative ouvertement devant son fils, et ça ne devait pas être la seule quand je lisais les comptes rendu des conseils de classe. Bref, maintenant que l’Éducation Nationale avance dans le bon sens, il va falloir aussi convaincre les parents.

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