Share
Kaspersky Lab est accusé d’avoir saboté ses concurrents

Kaspersky Lab est accusé d’avoir saboté ses concurrents

Certaines légendes urbaines ont la peau dure en informatique, notamment celle qui affirme que les créateurs de virus ne sont autres que les développeurs de logiciels antivirus eux-mêmes.

Une affirmation vraisemblablement fausse, même s’il semble que Kaspersky Lab, l’une des entreprises de sécurité informatique les plus importantes du monde, aurait pu basculer momentanément du côté obscur en développant plusieurs pratiques censées décrédibiliser la concurrence !

Une histoire tellement énorme que l’on aurait du mal à la croire si elle ne venait pas de deux anciens employés de la firme et qu’elle n’était aujourd’hui dévoilée par Reuters.

Kaspersky aurait donc, sur ordre de Eugène Kaspersky lui-même, lancé des actions clandestines envers ses concurrents Microsoft, AVG, Avast et encore beaucoup d’autres pour les punir d’avoir copié le fonctionnement de l’antivirus proposé par Kaspersky Lab sans en avoir demandé l’autorisation à l’entreprise russe.

Les actions mises en place auraient permis à Kaspersky de faire en sorte que les antivirus concurrents reconnaissent certains fichiers importants de ordinateurs de leurs utilisateurs comme des fichiers Malware ou des virus.

« Il a été décidé de mettre des bâtons dans les roues aux rivaux » affirme l’un des anciens employés de Kaspersky. « Cela n’a pas seulement créé des dommages aux entreprises concurrentes, mais cela a aussi impacté les ordinateurs des utilisateurs. »

Ces deux anciens employés affirment que des chercheurs de kaspersky avaient été assignés durant des semaine, voire des mois, à ces projets de sabotage.

Le point de départ aurait été des recherches qui, elles, avaient été rendues publiques en 2010, où Kaspersky a démontré que les concurrents ne vérifiaient pas les déclarations de la firme russe en ce qui concerne la collecte de fichiers malicieux. Pour démontrer cela, elle a déclaré 10 fichiers inoffensifs comment étant de potentiels malwares auprès de VirusTotal, un organisme censé collecter les détections de virus provenant des différents acteurs de ce milieu, et qui a été racheté par Google en 2012. Ces 10 fichiers se sont alors vus très rapidement catalogués comme étant malicieux auprès des autres antivirus concurrents, montrant ainsi que la concurrence ne vérifiait même pas les données que VirusTotal lui fournissait.

Selon les anciens employés de la firme russe, ça aurait été là le premier pas vers le sabotage de la concurrence.

Une autre méthode qui aurait été employée par Kaspersy aurait été d’injecter du code malveillant dans des fichiers importants pour le fonctionnement d’un ordinateur (notamment des pilotes) puis de les signaler à VirusTotal, ce qui aurait provoqué de faux positifs chez les utilisateurs d’antivirus concurrents.

Bien entendu, Kaspersy nie en bloc ces accusations et réfute toutes les pratiques décrites par ces anciens employés. Il va néanmoins être intéressant de voir comment les concurrents vont réagir face à ses révélations importantes, qui pourraient bien coûter cher à l’un des leaders des logiciels antivirus !

Source

Laisser un commentaire