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D’après les studios hollywoodiens, Google favorise et profite du piratage

D’après les studios hollywoodiens, Google favorise et profite du piratage

La MPAA est une puissante association interprofessionnelle américaine qui représente les intérêts des 6 plus grands studios de cinéma hollywoodiens.

Et cette dernière est entrée dans une guerre sans merci avec le géant mondial Google, qu’elle accuse de favoriser et de profiter du piratage d’oeuvres culturelles.

Si vous voyez dans le logo de la MPAA un gigantesque oeil essayant de surveiller vos moindres faits et gestes, c'est que vous êtes paranoïaque ^^
Si vous voyez dans le logo de la MPAA un gigantesque oeil essayant de surveiller vos moindres faits et gestes, c’est que vous êtes paranoïaque ^^

Tout a commencé avec certains documents qui ont été publiés publiquement suite au piratage de Sony, qui est aujourd’hui considéré comme étant l’un des plus gros casse informatique de l’Histoire.

Ce piratage a permis de révéler certaines combines de la MPAA, notamment sur le projet Goliath, un gigantesque plan anti-téléchargement illégal visant clairement Google. Le projet consistait à allouer une somme d’un demi-million de dollars afin de se lancer dans une grande campagne de lobbying visant les procureurs généraux américains afin de les convaincre de mener des actions contre Google.

Google a rapidement réagi dans ce qui est devenu une véritable guerre des communiqués de presse, en affirmant que la MPAA essayait secrètement de raviver le projet de loi SOPA. Le géant d’Internet a de plus poursuivi en justice un procureur notoirement connu pour ses positions pro-SOPA, qui aurait été largement influencé en ce sens par l’association représentant les principaux studios hollywoodiens.

Ne voulant pas en rester là, Google a aussi exigé de la MPAA que ces derniers lui fournissent les documents internes le concernant. Une demande qui a été refusée par la MPAA et son cabinet d’avocats.

Qu’à cela ne tienne : Google attaqua alors en justice la MPAA pour obtenir les fameux documents prouvant la volonté de la MPAA d’influencer un représentant de la justice américaine à poursuivre la firme de Mountain View.

La MPAA fit alors une déclaration au tribunal révélant clairement le fond de sa pensée :

« Google se place lui-même dans une position de victime innocente d’efforts malveillants visant à annuler ses droits vis-à-vis du Premier Amendement » (NDLR : ce dernier interdit au Congrès des États-Unis d’adopter des lois limitant la liberté de religion et d’expression, la liberté de la presse ou le droit à « s’assembler pacifiquement »).

« Google facilite, et tire profit, de la distribution de contenus appartenant à des tierces parties que Google qualifie lui-même de ‘répréhensible’. ‘Répréhensible’ est l’euphémisme utilisé par Google pour ne pas dire ‘illégal’. »

Si ce procès ne concerne pour le moment que les échanges entre la MPAA et ses activités de lobbying plus ou moins critiquables, il est clair que la guerre est maintenant déclarée entre les studios de cinéma américains et Google. Les futures ramifications de cette guerre pourraient bien relancer des débats aux Etats-Unis à propos d’une nouvelle loi SOPA surveillant les citoyens américains pour éviter qu’ils ne piratent des contenus provenant de l’industrie du divertissement. Une loi qui pourrait bien gêner le business des géants de Web…

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