Share

Les chiffres le prouvent : la riposte graduée d’Hadopi est un échec

Tout le monde le savait (sauf les ayants droit et les employés de l’Hadopi visiblement) : la riposte graduée est un échec cuisant, et les derniers chiffres publiés par le SNEP (Syndicat National de l’Édition Phonographique) sont là pour le prouver.

En effet, les ventes de musique ont continué à descendre, malgré la mise en place effective de la riposte graduée par notre chère Hadopi, alors que ces derniers avaient promis le redressement de la barre, puisque les gens se seraient tous remis à acheter des musiques avec des DRM au prix fort (parfois même un peu trop), craignant d’être détectés par la Hadopi.

Sauf que, devinez quoi : si les téléchargements via P2P (la seule chose contrôlée par la Hadopi) ont bien baissé, les autres modes d’écoute illégaux (téléchargement direct, streaming sauvage, échange direct de fichiers) ont quant à eux progressé, et ils échappent bien entendu à tout contrôle…

Il faut aussi compter sur le fait qu’un contrôle abusif des internautes ne va pas susciter leur sympathie : la France subit une plus grande baisse des ventes que d’autres pays européens voisins qui n’utilisent pourtant pas de système de détection comme celui mis en place par la Hadopi. Une sorte de bras d’honneur envers un système de détection bien peu compatible avec une démocratie digne de ce nom ?

coluche_bras_d_honneur

En bref : espérer augmenter les ventes en sanctionnant les téléchargements est utopique. Mieux vaut se tourner vers une politique de qualité des contenus (le dernier album de Daft Punk est le plus téléchargé illégalement, mais aussi l’album qui s’est le mieux vendu ce siècle… Cherchez l’erreur) plutôt que d’essayer de survendre des artistes transparents et sans talent aucun à des midinettes, qui ne passeront plus à la caisse pour écouter des tubes temporaires.

Source

8 Commentaires sur cet article

  1. StephD

    Le succès d’un album ou d’un film va de paire avec son niveau de partage. Il en était de même auparavant avec les K7 que l’on enregistrait pour ses potes d’un super album qu’on venait d’acheter. Résultat : La reconnaissance des artistes avec le bouche à oreilles, le vynil aux K7, le CD aux torrents. Plus l’artiste est partagé « illégalement », plus il y a de chances que son prochain album soit acheté « légalement ».

    Répondre
    • Oui tu as raison. On observe aussi ça avec le P2P. En général quand tu aimes vraiment un jeu tu finis par l’acheter. Il suffit d’aller sur TPB pour se rendre compte que les premiers seeders encouragent à acheter le jeu si celui-ci nous plaît.

      Répondre
  2. Alexandre

    15 ans qu’on leur dit, 15 ans qu’ils ont toujours rien compris…

    Dans 15 ans on reprend le même bal sans différence aucune ! Ah oui mais non : dans 15 ans, les majors n’existeront plus.

    Répondre
  3. tres bon article (et commentaire instructif, merci StephD)

    Répondre
  4. Ramon

    Sérieux le dernier daft-punk s’est bien vendu ? les gens l’ont écouté avant ou pas ?

    Répondre

Laisser un commentaire