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Pascal Nègre en 2001 à propos d’Internet : On s’en fout, ça ne marchera jamais !

Pascal Nègre en 2001 à propos d’Internet : On s’en fout, ça ne marchera jamais !

Les chutes de revenus de l’industrie musicale française seraient à mettre au crédit du piratage selon les défenseurs de la Hadopi.

Je propose une autre piste pour expliquer cette baisse de revenus : le déni d’affronter la réalité de notre monde moderne par l’un des représentants de cette industrie, le célèbre Pascal Nègre 😀

Le président d’Universal, de l’Olympia et de la Société civile pour l’exercice des droits des producteurs phonographiques a semble-t-il tout compris avant tout le monde quand on lui a demandé son avis sur ce qu’allait devenir Internet en 2001, alors que le Web était déjà très populaire depuis plusieurs années auprès du grand public :

Et on file le job de grand patron d’une des plus grosses entreprises de l’industrie culturelle à un mec qui n’a juste rien compris à la plus énorme révolution culturelle depuis l’imprimerie…

Vraiment, je suis convaincu que les problèmes que peut rencontrer l’industrie musicale proviennent seulement du piratage, et pas du tout d’un manque de pertinence dans les décisions prises par un mec qui n’a rien vu venir au plus grand bouleversement que l’humanité a connu depuis plusieurs siècles ^^

Quel visionnaire ce Pascal Nègre !

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24 Commentaires sur cet article

  1. rohhh on embête encore notre petit pascalounet le pauvre il va finir par bouder…
    Ce mec est top en crédibilité c’est fou il a charisme de malade en plus…

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  2. pifore

    Bonjour l’article pourri : on écoute un mec qui raconte ce dont il se souvient avoir été témoin il y a 11 ans à une convention Universal. Et on fait tout un papier pour expliquer que les pbs du disque viennent soit d’une appréciation simpliste de la piraterie, soit du manque de vision d’un patron de major. Une seule chose de sure, le journalisme est malade sur le net

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    • Ah parce que je suis journaliste, j’ai une carte de presse ?

      Je suis éditorialiste. La différence : je peux donner mon avis personnel en toute franchise. Libre à toi d’adhérer ou non.

      Je suis quand même surpris qu’une personne ose défendre le point de vue de P. Nègre sans argument…

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      • Don’t feed the troll.

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      • Éditorialiste c’est journaliste… 😉

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        • Généralement, mais pas tout le temps.

          Et la différence entre un journaliste et un éditorialiste, c’est que l’un va exprimé son point de vue personnel, alors que l’autre devra faire preuve de neutralité.

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      • « Ah parce que je suis journaliste, j’ai une carte de presse ? »

        Juridiquement non, en effet.
        Si tu n’as pas de carte de presse, ton blog n’en est pas moins un organe de presse puisque protégé par la liberté de la presse (décision de la cour de cassation, Première Chambre civile, 6 octobre 2011, n° 10-18.142)
        Donc si je caricature un peu et encore pas tant que ça, tu fais du journalisme sans être journaliste.
        Si je transpose le problème à ma propre situation :
        J’ai obtenu mon diplôme d’architecture, je travaille dans une agence d’architecture mais je n’ai pas le droit de porter mon titre n’étant pas inscrit à l’ordre des architectes. C’est le patron qui y est inscrit et qui prend la responsabilité de la production de l’agence.
        Il n’empêche que je me considère comme architecte et le premier qui me dit le contraire, JE LE CRAME.
        Donc si tu me dis que tu n as pas la prétention d’envisager ton blog comme s’inscrivant dans un travail de journalisme, libre a toi, mais le « j’ai pas ma carte donc je suis pas journaliste » d’un coté juridique et administratif, OK, mais je trouve ça tout de même un petit peu réducteur.

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        • Avoir ou non la carte de presse ne veux rien dire : journaliste c’est « qui travail de manière régulière et principale pour des organes de presse »,avec tous les droits et les devoirs que ça incombe (Charte de Munich par exemple).
          La carte, de son petit nom CIJP (Carte d’Identité du Journaliste Professionnel), est juste un certificat délivré par une instance nationale qui atteste de cette fonction selon des critères d’obtention (revenus minimum et activité principale rémunératrice avec la presse). Et contrairement à ce que certains guignols tentent de faire croire, elle ne s’achète pas !

          Quand aux blogs, bien qu’étant couvert en partie par la liberté de la presse, essentiellement sur les questions de responsabilité éditoriale, n’est pas considéré comme organe de presse s’il n’est pas une entreprise enregistré comme tel auprès de la Commission Paritaire. Sinon t’imagine la foire que ça serait, n’importe qui avec un wordpress réclamerait les même avantages que les journalistes sur des événements ! ><

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        • gloubiboulga

          heu…en fait…on s’en fout et en plus t’es hors sujet..!

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      • Alfred

        Oui, tu es journaliste. Et il n’est nul besoin d’avoir une carte de presse pour être journaliste… y compris face à l’administration fiscale. Cela étant, je suis certain que Nègre a tenu ce propos. Les majors du disque ont tué la musique enregistrée. Un peu aussi le piratage, mais de façon beaucoup moins grave qu’ils ne le pensent. Les radios hertziennes qui se sont multipliées depuis 40 ans, beaucoup aussi…

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  3. @pifore franchement pascalounet n’aurait pas une tonne de casseroles au cul ok tu pourrais faire ce genre de commentaire mais là je pense qu’il n’y a pas grand chose à dire…la routine habituelle pour lui lol…

    Zadig sors de ce corps lol

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  4. jeanne archet

    Le piratage? Ça concerne qui? Ceux qui ont un contrat avec les maisons de disques.
    Combien d’artistes arrivent à signer avec une maison de disques aujourd’hui? Sûrement pas la majorité des zicos qui balancent leurs albums gratos sur bandcamp et ou en streaming facilement piratables. Aujourd’hui, nous, artistes non signés, espérons juste que les gens viennent écouter, télécharger, visionner sur Youtube afin de se faire une place dans cette petite industrie. On va pas pleurer sur ceux qui arrivent à vivre de leur musique même en se faisant pirater !

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  5. C’est évidemment dû aux deux raisons, qui sont liées !!! penser que l’une est exclusive de l’autre serait au mieux naïf…

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  6. jeanne archet

    Ah bah tiens ! Ça me ferait bien plaisir qu’on reparle du dernier album de Radiohead « In rainbows ».

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  7. jeanne archet

    Je rectifie : l’avant dernier album de Radiohead.

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  8. Fais gaffe niko, cet extrait audio est protégé par droit d’auteur et tu vas avoir des problèmes :’)

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  9. Patos

    Ce mec est de toute façon complètement largué, comme malheureusement beaucoup de gens naviguant dans les hautes sphères françaises.

    Le « piratage » de la musique, on en parlait déjà à l’époque des cassettes audio, et les seuls mesures jamais prises par l’industrie ont été une agumentation des tarifs et du lobbying visant à obtenir des dédommagements détournés (via une taxe sur la copie privée par exemple…).
    Vivement que ces dinosaures s’éteignent, qu’on nous propose un autre modèle…

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    • nealith

      La culture alternative* existe déjà, à toi de la saisir et de laisser tomber l’autre dans l’oublie 🙂

      Raison pour laquelle je ne pirate plus 😉

      *Je cherche encore pour les films ou séries (qui a dis web-série ?), mais pour les musiques et les jeux, c’est bon j’ai trouvé la voie 🙂

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  10. Amendil

    Ce qui aurait été intéressant, c’est de ne pas couper la bande son de cette archive à ce moment là.
    Il est facile de faire dire tout et n’importe quoi en coupant une phrase en plein milieu.

    Par « que pensez-vous d’internet », si précédemment il était question des endroits où la maison de disque pouvait se faire de l’argent, peut-être qu’il répondait « ça ne marchera jamais, les gens sur internet ne payeront pas nos musiques sans intérêt sur internet vu qu’ils peuvent les télécharger »

    Bon, honnêtement, je ne pense pas que c’est ce qu’il allait dire mais cette archive, en l’état, n’est qu’un outil qui ne peut servir que la cause du troll.

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  11. @Amendil : je suis celui qui a mis en ligne l’extrait audio.
    Comme indiqué dans la « news » d’origine, j’ai également crée un fichier qui intègre l’ensemble de son intervention (intéressante au demeurant), ainsi qu’un lien vers l’ensemble de la conférence (organisé par l’ACIM, asso de discothécaires français).
    Tout est là : http://www.numerama.com/f/125442-t-pascal-negre-internet-on-s39en-fout-ca-ne-marchera-jamais-33-2001.html

    Vous noterez que cela ne minimise en rien l’extrait ci-dessus, bien au contraire.

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  12. Il serait intéressant de sourcer cette intervention.

    Pour information (et éventuellement mise à jour de l’article), il s’agit d’un extrait audio d’une table ronde sur le corwdfounding organisée lors des Rencontres Nationales des Bibliothécaires Musicaux 2013 par l’ACIM (Association pour la coopération des professionnels de l’information musicale) qui s’est déroulée à Bordeaux le 26 mars 2013 et qui avait pour intervenants Virginie Berger, .Kronem et Michel de Souza.

    Les enregistrements complets sont disponibles à l’adresse suivante, et effectivement, il y a un certain contexte qu’il serait intéressant de mettre en lumière également :

    http://www.acim.asso.fr/2013/04/enregistrements-des-rencontres-nationales-des-bibliothecaires-musicaux-2013/

    Alors, il n’y a pas de droits d’auteurs appliqués à ces enregistrements, ils sont libres d’être diffusés. La sélection choisie a un intérêt relatif et le fait qu’il soit hébergé sur archive.org reste secondaire …

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  13. Amendil

    Effectivement, l’intervention est intéressante. Je ne savais pas que c’était le passage vinyle -> cd qui avait fait qu’on ait autant de musique « mauvaise » sur un cd.
    Je reste toujours perplexe sur la phrase de Pascal Nègre mais il aurait fallu être présent en 2001 pour avoir le contexte et la réponse exact pour que je sois satisfait haha

    Merci pour le lien Phifeu

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  14. gloubiboulga

    bah…faut pas lui en vouloir..! il essaie de protéger son business model complètement obsolète, pour encore se mettre plein de sousous dans la popoche sur le dos des artistes..! 😉
    et puis si les producteurs français arrêtaient d’inonder les ondes de bouses musico-commmerciales et qu’il se mettaient à la recherche de vrais talents, peut être que l’industrie du disque irait mieux en France !

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