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La Hadopi utilise une méthodologie de sondage bidon

La Hadopi utilise une méthodologie de sondage bidon

Ce matin j’allume ma radio et j’entends aux actualités : le gouvernement français n’arrivera pas à tenir son objectif de baisse du déficit (tout le monde le savait mais bon…), il est prévu que les allocations, aides au logement et autres subsides soient toutes revues à la baisse pour économiser le budget de notre cher pays.

On nous demande donc de serrer la ceinture. Soit.

Sauf qu’au même moment on m’envoie la dernière actualité de notre chère Hadopi (chère au sens propre comme au sens figuré) qui se vante d’avoir réussi à faire baisser la pratique du piratage chez les jeunes. Mais si on se penche de près sur la méthodologie de ce sondage, les faiblesses ressortent très vite et on constate rapidement qu’ils ne nous servent que de la poudre aux yeux pour justifier leur budget de millionnaire…

Sondage HadopiSi on lit les conclusions du rapport édité par la Hadopi qui a coûté environ 30 000 €, on peut constater que, chez les jeunes, les 15-18 ans sont bien plus respectueux à propos du respect de la propriété intellectuelle en ligne que leurs aînés.

Selon la Hadopi, sa mission a donc réussi chez les adolescents ! De quoi justifier son travail et son budget gargantuesque ? Penchons-nous plutôt sur la méthodologie de ce sondage ^^

Un sondage est une méthode statistique visant à évaluer les caractéristiques d’une population grâce à un échantillon représentatif. La Hadopi pour sa part, a considéré que réunir 6 groupes de 4 à 5 jeunes pouvait être considéré comme un échantillon valable. Or la méthode de calcul pour connaître la taille d’échantillon minimal est bien connue :

La taille d’échantillon se calcule avec la formule suivante:

n= (t²*p(1-p))/m²
  • n: Taille d’échantillon minimale pour l’obtention de résultats significatifs pour un évènement et un niveau de risque fixé
  • t: Niveau de confiance (la valeur type du niveau de confiance de 95 % sera 1,96)
  • p: Probabilité de réalisation de l’évènement
  • m: Marge d’erreur (généralement fixée à 5 %)

Ainsi, pour un évènement ayant une probabilité de réalisation de 50 % (50% des français connecté à Internet téléchargent illégalement), en prenant un niveau de confiance de 95 % et une marge d’erreur de 5 %, la taille d’échantillon devra être de n=(1,96²*0,5*0,6)/0,05²=461.

Il ne fallait donc pas interroger 30 jeunes pour espérer en tirer des informations utiles et représentatives, mais 461, soit 15 fois plus !

J’en ai un peu marre d’entendre quotidiennement que tout le monde doive se serrer la ceinture pour des problèmes budgétaires, quand on a un organisme public comme la Hadopi qui ose se pavaner avec des résultats qui ne représentent rien, car appuyés par des méthodes statistiques scientifiquement fausses, qui a pourtant un budget annuel de plusieurs millions d’euros, qui se permet de ne pas payer ses factures, de s’attribuer des salaires faramineux, qui abandonne ses missions de concertation avec les acteurs du monde de la culture et les consommateurs (Bye bye les Labs Hadopi), qui a un portail de référencement pour les offres légales ayant fait un gros flop, alors que l’année 2012 au cinéma a battu tous les records, et que le scandale des acteurs français surpayés avec l’argent public continue

Comment peut-on justifier avec de véritables arguments qu’il est indispensable pour l’économie française que l’on maintienne l’existence de la Hadopi ? Après autant de fiascos et de non-résultats, l’impossibilité de stopper le piratage en France à moins d’employer des méthodes de détection à faire pâlir la Chine, et une industrie culturelle pas si en crise que ça, est-il normal que l’on injecte encore des millions d’euros annuels à un organisme qui a su prouver maintes fois son inutilité ?

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28 Commentaires sur cet article

  1. Elle n’est pas totalement inutile : elle t’a fourni des sujets pour de nombreux billets. Si elle venait à disparaître, l’activité de ce blog diminuerait d’un tiers =P
    Et au moins, avec un sondage aussi foireux elle a sans doute fait des économies ! xD

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    • Perso, je m’en passerais bien ! ^^
      Bah à 30 000 euros le sondage foireux, je n’appelle pas vraiment ça une économie…

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      • Ah… Oui en effet, je n’avais pas vu le prix… Je savais pas que ça coûtais si cher de réunir 30 jeunes.. =/

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        • Ba avec la nouvelle loi sur les transaction en liquide ils ont été payé 1000e chacun…

          Mais bon il est certain ce sondage n’est pas représentatif de la population qui télécharge. D’ailleurs comme d’habitude on tape sur les « jeunes » ces délinquants en puissance sans s’intéresser au reste. Mon père et sa bande de joyeux copains, la 50aine bien passé téléchargent énormément (d’ailleurs bien plus que moi) et je ne vois pas cette tranche de « 30-50ans » qui savent se servir des outils informatiques représenter, pourtant ils existent.

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  2. Bonjours
    Autant je suis contre hadopi mais aussi pour que les gens apprennent a lire un document et ne lisent pas que ce qui les intéressent

    je vous cite: « Un sondage est une méthode statistique visant à évaluer les caractéristiques d’une population grâce à un échantillon représentatif. »

    Maintenant je site le document hadopi si on lis les *** méthodologie qualitative  » l’objectif d’une etude qualitative est d’analyser en profonder et de comprendre les usages, attitudes et comportements des personnes interrogées. Cette demarche ne vise pas a une representativité statistique »

    Je pense que des cour de lectures et de math notamment sur les salaire ce qui montre que vous n’avais pas beaucoup bosser dans le public ou autres grand groupe privée, pour savoir que les salaire ne ce calcule pas comme ca sinon le balayeur a Total serait riche

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    • Dans ce cas, à quoi sert cette étude qualitative sur 30 personnes, puisque ses résultats ne représentent rien ?

      Juste à faire croire que la Hadopi sert à quelque chose, mais en se basant sur du vent, à mon humble avis…

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    • toi, prends des cours de grammaire et d’orthographe, par pitié

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    • Auquel cas la conclusion du rapport de la Hadopi devrait être « 30 jeunes sensibles au piratage », et non « les jeunes plus sensibles au piratage parce qu’on a interrogé 30 clampins dans la rue ».

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  3. On va demander au retraité, au travailleur, au indépendant de serrer la ceinture pendant que de l’autre côté l’état français dépense l’argent du contribuable dans des outils de répression totalement inutile

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  4. a analyser les comportements ce qui se fait dans pas mal de metie. Exemple les gens qui teste les plat il y en a pas des milliers qui test le meme plat, mais des petit groupes suffisent.
    Et effectivement justifier leurs existence car faut oser répondre a un sondage hadopi que oui je télécharge illégalement sachant que c’est en petit groupe et certainement pas anonyme.

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    • Non mais entre des tests de plats et la volonté de vouloir connaître l’usage des jeunes générations de la culture numérique, il y a quand même une ambition un peu plus élevée !

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    • De plus comme tu le dis, il est fort possible que l’on ai interrogé des jeunes sur des pratiques illicites de manière non anonyme et en faible nombre face, peut être, à des membres de l’organisme censé lutter contre le piratage. Je suis pas statisticien, mais ça n’entraînerait pas un biais si l’étude est menée de cette manière, même s’ils font tout pour les mettre en confiance ? Qui dit que les plus jeunes ne répondent pas être sensibilisé au droit d’auteur, au moins en partie, à cause du fait qu’ils sont plus intimidés que leurs aînés ?
      Quoi qu’il en soit ça ne sert pas à grand chose de se battre sur ce sujet ; au final ça reste de l’argent qui aurait certainement pu être utiliser à meilleur escient

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    • Ben goûte les plats testés par le petit échantillon… Si c’est de la cuisine, moi je suis le futur pape. Si c’est bon, je suis carrément la vierge Marie.

      Ou alors je désespère du niveau médiocre des gens en cuisine. Bref.

      Le sondage Hadopi, c’est pareil, c’est du vent basé sur du vide. Fait beaucoup de rien, tout ça.

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  5. pour les plats il y a aussi beaucoup d’enjeux économique donc si ca marche pour ca, pourquoi hadopi s’embêterait a faire une étude encore plus cher avec institue de sondage, a par gaspiller encore plus d’argents. Il faut garder de l’argent pour sortir tout au long de l’année des choses inutiles pour justifier leurs existence. Et maintenir une pression sur les gens afin de leurs faire peur (car a par « les geek » pas mal de gens qui ne connaissent pas grand choses en internet on peur) et le tout sans que les boites universal ou sony music mettent 1 centimes. Ca ne m’ entonnerais pas que certains haut dirigeants d’hadopi ont des avantages en nature. Et la question du piratage ne sera jamais resolue

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  6. Dans tous les cas 30 000 € pour si peu de travail c’est du jamais vu (surtout 30 pauvres personnes) ! Et je puis en parler ayant moi même travaillé pour une société réalisant des études quantitative, qualitatives et statistiques. Bilan de ce que je pense Hadopi n’a jamais servi a rien et ne sert toujours à rien si ce n’est à grassement payer des gens ou des services associés. NB: Ces propos n’engagent que moi et surtout mon avis bien entendu.

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  7. 30k€ le pdf de 17 pages ?! Je me lance tout de suite dans les sondages !

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  8. S’il n’y avait que la méthode de sondage, qui est « bidon », chez eux, ce serait bien !
    Vais faire comme Fireseed, je vais changer de métier, moi…
    Bon mercredi !

    PS… Vais mettre cet article en lien chez moi, ça intéressera peut-être certains de mes lecteurs de savoir comment, là aussi, on leur ment…

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  9. Ce commentaire a initialement été publié en réponse à l’article de numérama (http://www.numerama.com/f/124222-t-hadopi-8-a-10-jeunes-interroges-des-conclusions-tirees-33.html) par moi-même. Je vous en offre ici une version retravaillée et avec laquelle je souhaite vous répondre. J’aime bien ce que vous faites, mais je trouve qu’avec cet article, vous vous décrédibilisez un peu, ce qui est fort dommage.

    En marketing, les études dites « qualitatives » décrivent le procédé employé ici, par l’interview extensive d’un petit groupe sur un sujet/produit/marque. Le but de ces études est de recueillir des témoignages ciblés et à grande valeur informative sur la perception, le ressenti, les émotions.

    A l’inverse, les études « quantitatives » sont réalisées plutôt par des questionnaires sur de grandes quantités de personnes et servent à produire des résultats statistiques.

    Ainsi, cette étude N’EST PAS une étude statistique, mais plutôt une étude sociologique. Elle ne peut donc pas être interprétée suivant des principes statistiques, ce que vous faites (et ce que fait aussi partiellement la HADOPI).
    C’est en ça que je dis que vous vous décrédibilisez. Plutôt que de retourner les armes de la HADOPI contre elle même, vous tombez dans le même panneau qu’elle.

    Par ailleurs il serait bon de noter que l’étude précise que ce n’est pas l’HADOPI qui est étudié, mais bien le comportement d’une génération (p.65 « Le dispositif HADOPI n’a pas été testé en tant que tel dans cette étude ») d’une part, et d’autre part qu’elle n’a pas été réalisée par la HADOPI elle même, mais par un organisme spécialisé. Ce qui signifie que les groupes interviewé n’étaient pas directement en face d’un représentant de l’autorité, mais un tiers (en théorie) non impliqué.

    Si l’on lit l’étude, les conclusions tirées sont surtout sous forme de questions (orientées d’accord, mais des questions quand même) qu’il est, à mon sens, nécessaire de mettre en rapport avec d’autres études statistiques sur les mêmes populations. C’est l’interprétation de cette étude SEULE et non pas conjointement avec une étude statistique qui est grotesque à mon sens.

    Concernant l’étude en elle-même, je trouve au contraire qu’elles est intéressante parce qu’elle permet d’avoir le RESSENTI d’un petit groupe sur leurs comportements. Et je pense qu’exploitée dans le détails, elle fourni autant d’arguments au promoteurs d’une réforme du droit d’auteur et de la distribution des bien culturels :

    – droit d’auteur (partie 3, p.78) : un dispositif connu dans les grandes lignes mais dont l’impact économique sous-jacent est mal maîtrisé => nécessité d’explications/de formations/de simplification ? La remise en question du dispositif pour les biens immatériels souligne aussi l’importance de le modifier (à mon sens).

    – attentes pour l’offre légale (partie 4, p.91) : Quelque chose de simple, sûr, rapide et complet = manifeste pour une licence globale ?

    Encore une fois, je le répète, c’est l’interprétation de cette étude qui est faite pas l’hadopi qui est stupide, grotesque ou tout ce que vous voulez. Mais l’étude en elle-même me semble au contraire très utile pour mieux appréhender les pratiques, les ressentis, les besoins de la génération étudiée…

    C’est dommage , concernant votre article, de l’orienter comme une charge CONTRE l’HADOPI, là ou l’on peut voir un outil qu’ils ont commandés eux-même et qui ne va pas nécessairement dans leur sens…

    Après, je suis d’accord avec vous que cette autorité est bidon de toute façon et que le fait de commander une étude qualitative à 30.000€ n’est pas utile.

    Enfin, si je puis me permettre, les prix affichés par les organismes sondeurs pour ce type de prestation ne sont pas aberrants… Il faut bien comprendre de quoi il s’agit : même si seules 30 personnes ont été interrogés, l’étude a été divisée en groupes 4-5 personnes, pour lequel il y avait : 3h de discussions par groupe, avec au moins 1 animateur et au moins 1 personne chargée d’enregistrer (filmer/prendre des notes) les paroles, mais aussi les réactions des groupes. Ce qui fait déjà 3hx2persx6groupes = 36h de temps passé uniquement pour les interviews (+ de quoi nourrir tout ce petit monde), sans compter leur organisation préliminaire.
    Auxquelles il faut rajouter le temps de compilation et d’interprétation des informations, ainsi que la marge commerciale que le CSA souhaite dégager de la prestation vendue (faut bien se dire qu’ils ne font pas ça par charité).

    Encore une fois, je suis d’accord que c’est stupide de la part de la HADOPI de commander ce genre d’études quand on est une structure aussi bancale et inepte et encore plus en contexte de crise, mais maintenant qu’elle existe, autant s’en servir pour ce qu’elle est plutôt que de la démonter avec des arguments à côté de la plaque.

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    • De mon côté, j’ai du mal à reconnaître que cette étude puisse présenter une quelconque valeur.

      Exemple : je sélectionne 30 jeunes dans mes contacts et leur demande leur opinion sur leur méthode de consommation numérique, je suis sûr que je n’obtiens pas du tout les mêmes résultats.

      Et pourtant ceux présentés par la Hadopi ont été maintes fois repris par les médias, alors qu’ils ne sont basés que sur des bases bien peu solides !

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      • Et paf très bonne réponse de Nikopik !
        Sérieux, c’est quoi cette études sur 30 types quoi…
        C’était pour faire le buzz non ?

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        • Pour répondre à Rames, ainsi qu’à wwwhttp ci dessous, effectivement, il y a fort à parier que cette étude ait été publiée maintenant pour faire un buzz, pour faire parler de la HADOPI, alors que la commission Lescure n’a pas encore rendu de conclusions.

          C’est effectivement une excellente opération de comm, se basant d’une part sur l’absence d’analyse des médias traditionnels et d’autres part sur le braquage systématique des médias en ligne…

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      • Je comprends bien ton scepticisme. Je suis aussi d’accord que dans ton exemple, tu récolteras des avis différents.

        Ceci étant, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une discussion et pas uniquement d’un sondage. Ce sont deux choses très différents.

        Je ne remets pas en cause l'(in)utilité initiale de cette étude, mais je souhaitais ici donner des arguments supplémentaires pour montrer en quoi les interprétation qui en sont faites sont très limitées.

        L’argument que vous utilisez est de dire « c’est un mauvais sondage, inutile et sur un panel trop petit ». Mais CE N’EST PAS à proprement parler, un sondage. C’est plutôt une étude sociologique, avec le biais qu’il n’y a pas de prise en compte de l’évolution des avis des personnes interrogées. En effet, il est prouvé, en sociologie, que les réponses aux questions de ce type d’enquête seront différentes si on les poses deux fois, avec un intervalle de temps entre deux. En effet, l’interviewé aura eu le temps de construire une réflexion plus poussée entre deux…

        Le but de mon message était donc d’essayer d’expliquer le principe de cette étude pour pouvoir mieux la critiquer avec des argument recevables, en attaquant par exemple l’interprétation foireuse qui est fournie, ou encore en montrant le TRÈS faible poids de ce genre d’étude si elles ne sont pas par ailleurs accompagnées d’information RÉELLEMENT statistiques, donc avec un sondage à grande échelle. Ce n’est que la corrélation des deux qui pourrait fournir une vrai valeur informative.

        On pourrait aussi critiquer le choix du panel, le découpage des tranches d’âges, les zones géographiques, etc. Par exemple, choisir uniquement des jeunes de région parisienne ne constitue-t’il pas aussi un biais ? En effet, cette région bénéficie d’une grande densité de « grande surfaces culturelle » par rapport à d’autres régions françaises, ainsi que d’un maillage de transports en commune élevés permettant une plus grande autonomie des jeunes dans leur déplacements et donc (pourquoi pas) dans leurs comportements d’achats.

        Ainsi, un jeune parisien qui veut un disque pourra facilement « tomber » dessus à l’improviste lors de ces pérégrinations (achat impulsif). A l’inverse, un jeune de cambrousse qui veut ce disque devra plus probablement le commander ou attendre le déplacement hebdomadaire en ville…

        Ainsi, les deux n’étant pas égaux faces aux opportunités d’achat de biens culturels, il ne serait pas étonnant qu’ils ne soient pas non plus égaux faces aux comportements de téléchargement !

        Cet exemple est aussi valable pour le cinéma, en autres, en particulier avec les tarifs – de 26 ans pratiqués par certains cinémas parisiens et inexistant dans la région de province dont je viens.

        L’autre grand problème, que vous soulignez, c’est la présentation qui en est faite par les médias « traditionnels ». En effet, ceux-ci ne prennent pas non plus le temps de présenter la méthode et les biais de celle-ci pour passer directement aux conclusions. Ça serait pourtant leur travail de montrer les limites de cette études. Et ce qui me gène encore plus, c’est que les médias « en ligne » ne font pas non plus l’effort de présenter clairement la méthode et ces limites et attaquent de front l’étude.

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    • Si parler de générations et utiliser des tranches d’âge pour définir de groupes de 10 personnes ce n’est pas prendre les gens pour des cons, c’est bien imité.
      Pourquoi ne pas clairement utiliser de façon systématique « notre panel de 10 jeunes de 15-18 ans » au lieu d’employer « les 15-18 ans » ?
      une chose est sûre, la com’ quand ils veulent, ils maîtrisent bien chez Hadopi

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  10. Très bon article !

    À propos des statistiques et des sondages, il y a un article très intéressant à ce sujet dans le numéro de Sciences et Vie de ce mois-ci p. 120, qui explique quelques expériences de Daniel Kahneman concernant l’influence sur la prise de décision que peut avoir la présentation et la formulation d’un problème.
    Je te le conseille vivement !

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  11. PhilGourgand

    Une autre étude est en préparation
    https://www.boamp.fr/avis/detail/13-14046/0

    un appel d’offre pour une étude:

    réalisation d’une enquête associant méthodologies qualitative et quantitative, avec pour objectif de mieux connaître et comprendre les stratégies et chemins d’accès employés par les internautes pour atteindre une oeuvre diffusée de manière illicite sur Internet

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  12. J’ai totalement saisi le sens de ton combat, La Hadpi c’est abusé, Mais ce n’est pas les quelques Millions de La Hadopi qui vont expliqués, le déficit public de plusieurs Milliards. La mauvaise gestion de L’argent Public se retrouve partout et à tout les échelons. La supression d’Hadopi ne réduira pas le déficit, il s’agit de plusieurs Milliards, dont on ne sais pas trop ou ils vont.

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    • Dont beaucoup viennent de choses similaires. Economise 10 million sur 30 commissions du genre, c’est déjà 300M de gagnés à injecter pour la santé, l’éducation ou le travail.

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