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La folie des droits d’auteur continue : il est demandé aux bibliothèques de payer d’importantes sommes pour des lectures publiques

La folie des droits d’auteur continue : il est demandé aux bibliothèques de payer d’importantes sommes pour des lectures publiques

Vous devez sûrement savoir que dans certaines bibliothèques sont organisées des lectures publiques pour les enfants : un ou une conteuse vient lire une histoire à un parterre de gosses enthousiastes, afin de développer chez eux l’envie de la lecture et le sens de la concentration.

Ce genre de manifestations est le plus souvent proposé de manière bénévole dans les bibliothèques, le but n’étant pas de marchander les connaissances de nos gamins, mais de leur apporter une certaine éducation et ouverture d’esprit.

Oui mais, devinez qui commence à voir un manque à gagner dans ce genre de pratique ? Les sociétés de gestion des droits d’auteur, qui commencent à demander de l’argent contre ces lectures publiques en bibliothèques…

Cela se passe pour le moment en Belgique, où la SABAM (l’équivalent belge de la SACEM) demande à de petites bibliothèques une redevance pour avoir le droit de lire publiquement n’importe quel ouvrage ayant moins de 70 ans oO

Selon la SABAM, cette demande n’est pas du tout inhabituelle et elle reste tout à fait légitime pour espérer rémunérer les acteurs qui ont contribué à écrire les livres lus publiquement.

Sauf que jusqu’à présent, ce genre de requête est resté très confidentiel, et qu’ici la société de gestion des droits d’auteurs entend faire passer à la caisse la majorité des bibliothèques.

Mais quelle serait la somme demandée ?

Grâce au barème fourni par la SABAM, le site d’information PC INpact a pu évaluer le coût pour une petite bibliothèque de 2 lectures publiques hebdomadaires pour les enfants : 1600 € l’année, rien que ça…

Autant dire que la SABAM risque tout simplement de faire fermer les nombreuses bibliothèques belges, bien incapables de pouvoir s’acquitter d’une telle somme !

Qui pourra encore dire que le véritable but des sociétés de gestion des droits d’auteur est de défendre la culture pour tous avec ce genre de pratique ?

J’espère que la SACEM ne va pas s’inspirer de ce genre d’idées pour nous imposer cela à notre tour en France… 🙁

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23 Commentaires sur cet article

  1. Non mais de toute façon les bibliothèques seront bientôt illégales.
    Partager autant de culture en achetant une seule fois un livre ? Hérésie !

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  2. Oui je suis pour une fermeture immédiate de toutes les bibliothèques et médiathèques. La culture doit se payer au prix fort, et surtout à CHAQUE usage.
    Une autre source de revenus intéressante serait de faire payer l’écoute scandaleusement gratuite des disques dans les magasins de musique. Les clients n’ont qu’à acheter sans écouter, non mais, c’est du grand n’importe quoi ces écoutes gratuites !
    Autre variante, installer un monnayeur dans chaque borne d’écoute: 10 cts les 30 secondes de chanson, tout le monde peut se payer ça non ? Sans quoi les « pauvres » artistes seront obligés de voyager en classe éco avec les bouseux comme nous et plus en business … comme ça craint !
    Vive le règne du pognon et à bas la culture.
    Le peuple DOIT demeurer CON, sinon il risque de se rendre compte qu’on l’entube de plus en plus …

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  3. fabien

    et moi j’aimerai percevoir des droits d’auteur sur les commentaires que je laisse… j’ai trouvé une nouvelle niche je crois bien ^^

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  4. De plus en plus affligeant …

    Encore plus affligeant quand on pense que de toutes façons cet argent ne va pas dans la poche des artistes… puisque quand on connait le salaire du pdg, celui de la sacem (je sais pas pour la version Belge), on comprend où se trouve le manque pour les artistes qu’elle est censé défendre ! http://www.salairede.com/2011/11/salaire-du-president-de-la-sacem/

    Peut-être que c’est plutôt ça qu’ils devraient revoir au lieu de chercher à couper chacun de la culture (ou alors la culture n’est elle fondée que sur des ouvrages de plus de 70ans ?)

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  5. C’est un peu la question que je me posais il y a peu. Pour la musique non parce qu’il me semble bien que les biblio payent la sacem, mais pour les livres qu’en est-il ? et les dvd ? Punaise ils reculent devant rien…quelle honte.

    D’ailleurs l’argument principal pour un dl de film/musique est que ça évite d’aller à la biblio tous les jours. Pourquoi empêcher le dl puisque de toutes façons ton film/musique je vais pas l’acheter ni aller le voir au ciné je vais simplement aller le prendre à la biblio.
    Et puis après je le rendrai ou bien je le copierai s’il me plait vraiment et là comment feront-ils ?

    Le dl est juste un accès plus rapide, on ne va pas à la biblio à blanc si jamais le film/album est déjà pris par un autre.

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  6. La force de l’action par le nombre : il suffirait d’une action commune internationale où la population entière de la planète s’abstiendrait de tout achat de disque et/ou livre suffisamment longtemps pour mettre à genoux les maisons d’édition et les majors. Il ne faudrait pas longtemps ! Le cours de leurs actions plongeraient très vite en bourse et ils perdraient une fortune en à peine quelques jours. Il ne faut pas oublier que ces majors vivent grâce aux artistes qui créent et à nous qui consommons. Nous avons le pouvoir … pas eux !

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  7. Je suis belge et le mois passé est parue l’info suivante : « La Sabam est renvoyée devant le tribunal correctionnel pour falsification des comptes, abus de confiance et blanchiment. » (source : http://www.rtbf.be/info/societe/detail_la-sabam-et-quatre-de-ses-dirigeants-renvoyes-en-correctionnelle?id=7586153)
    Ce sont des escrocs à la sabam !

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  8. Les preuves de dysfonctionnement pleuvent en Belgique à l’encontre de la sabam : http://www.rtbf.be/info/medias/detail_basta-piege-la-sabam-pour-denoncer-son-fonctionnement?id=5578393

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  9. Du coup, on peut imaginer dans 10 ans, des lectures secrètes dans des caves isolées des regards, avec des descentes de forces de l’ordre, bouclant les lecteurs et le publique. Comme dans les films!

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  10. The Six

    C’est tellement honteux putain..
    Vous imaginez, les gens sont de plus en plus cons et de moins en moins instruit, mais comment va être le futur si on se met à réprimander ceux qui partage (Et ça en plus gratuitement) le savoir.. C’est du gros n’importe quoi.

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  11. Et s’ils commençaient plutôt à demander des droits de diffusion aux personnes roulant fenêtre baissée et autoradio à fond ? Au moins ça provoquerait moins de controverse…

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  12. Des livres open-source… pas cap de généraliser le principe ^^

    http://framabook.org/un-projet-original

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  13. @Kris Les bibliothèques paient un prix énorme pour leurs bouquins.
    j’avais proposé à celle de ma commune de leur filer quelques livres, ils ont refusé pour cette raison là 🙁

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  14. *se tape la tête contre les murs*

    Ca devient n’importe quoi. Il faut relayer, que les pratiques mafieuses – je pèse mes mots, d’expérience, cf lien – cessent.

    Merci pour l’info, en tout cas.

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  15. Hervé Garan

    2/3 mises au point:
    1/ Je suis auteur dramatique. Mes sources de revenus sont mes droits d’auteurs sur chaque vente de livres soit 10% du prix TTC, pour faire fortune je vous laisse compter combien il faut en vendre…
    2/ Ne pas confondre SACEM Société des Auteurs Compositeurs Edition Musical qui est un centre de recouvrements de droits d’auteurs pour les musiciens et chanteurs. Les adhérents cotisent a l’année pour espérer toucher leurs droits… Beaucoup d’artistes sont intermittents du spectacle et ne touchent que les ASSEDIC. Pour ceux qui ont la chance d’être diffusés, laissez les toucher leurs droits d’auteurs!
    3/ Pour la littérature il y a la SACD Société des Auteurs Compositeurs Dramatique, qui fonctionne comme la SACEM. Encore faut-il avoir un texte de monté pour prétendre toucher les droits d’auteurs…Et là encore je ne rentre pas dans le Parisianisme culturel et théâtral pour les auteurs dramatiques qui veulent se faire un nom sur la capitale en se dotant après adhésion d’une renommée grâce a ANETH Association Nouvelles Écritures Théâtrales qui fonctionne avec la SACD…
    3/ Pour les « écrivains » dont je fais partie, nous cotisons pour notre retraite à l’AGESSA Association de Gestion Sécurité Sociale des Auteurs, de façon indépendante de tout autre caisse et n’avons pas droit aux ASSEDIC…
    Pour finir et là je peux rejoindre vos commentaires, c’est sur le fait que beaucoup d’oeuvres de disparus sont toujours éditées que ce soit en livres ou en musiques. Il est clair que lorsqu’il n’y a plus d’héritiers, les prix de ventes devraient être largement diminués. Et encore… Les studios d’enregistrement ne sont pas donnés, les imprimeurs ne travaillent pas gratuitement non plus… Le système est loin d’être parfait… Tout le monde en convient. L’idéal ne serait-il pas de réels revenus qui permettent une véritable distribution de la culture? Et cessez de confondre Show-business avec intermittents ce sont des mondes différents…

    Si j’ai pu éclairer vos lanternes…

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    • les droits d’auteurs (lorsqu’ils sont payés) ne sont pas les seuls source de revenu, il y a un pourcentage sur les ventes, pas grands choses effectivement mais quand même …

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  16. Mais les bibliothèques françaises paient déjà abondamment…en vrac, la SACEM si écoute publique, les droits de prêt, location et/ou projection pour les DVD (un DVD coûte en moyenne 40 euros à l’achat, une projection de 150 à 400 euros pour chaque séance), etc. Ce qui n’a rien de choquant en soi puisque cela finance en partie la création et rémunère les auteurs. Ce qui est choquant, c’est de remettre en cause différents droits permettant aux bibliothèques d’apporter des services supplémentaires aux usagers: il serait totalement inconcevable pour chaque établissement de débourser plus d’un millier d’euros pour des séances de lecture à voix haute quasi quotidiennes, d’autant que nous rémunérons déjà les conteurs si ce sont des intervenants extérieurs. Amis lecteurs , il va devenir difficile de se cultiver et/ou de développer un sens critique. De là à dire que c’est le but recherché…

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  17. Bah… je … Que….
    ***soupir*** Pfff !

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  18. la vente des livres bénéficient beaucoup plus aux maisons d’éditions qu’aux auteurs, 15 % sur le hors taxe d’un livre de 10€ TTC, cela ne fait que 1,89€. C’est peu pour vivre uniquement de ses écrits

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  19. Pour hervé Garan;
    vivre exclusivement du droit d’auteur aujourd’hui est extrêmement difficile quelque soit le domaine. On ne peut pas cautionner des pratiques comme celle-ci, c’est à dire réclamer des droits d’auteur pour une diffusion gratuite sur laquelle personne ne se fait d’argent, sous pretexte de défendre son bifteck.
    Une solution serait peut être que l’auteur aille lui meme lire son texte contre un cachet.
    Ensuite les pauvres intermittents qui ne touchent « que » les ASSEDIC, j’en fait partie,et ils peuvent grace à ce statut en vivre relativement confortablement, voire très bien (meme si le conserver est une autre histoire). Dans beaucoup de cas on peut tout à fait trouver des modèles économiques qui ne dépendent pas du droit d’auteur, et pour les autres il faudrait que ces modèles évoluent.

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  20. Ben voyons, de mieux en mieux .. payer toujour payer aux mêmes organismes. sabam, sacem.. deux des plus grandes mafia de toute l’histoire .. il savent encaisser mais reverser les droits aux auteurs, aux compositeurs, ca, ils ont oublié comment on fait … des escrocs purement et simplement. meme nos propres créations une fois deposée nous ne pouvons plus y toucher sans payer des droits d auteurs sur nos propre création!!! c’est scandaleux, et on va les laisser faire encore pendant combien de temps?.? , je suggere à tous les auteurs, les compositeurs de se radier de ses organismes qui ne defendent du tout nos interets….

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