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Une entreprise qui lutte contre le piratage souhaite bloquer notre accès au Net tant que l’on n’a pas payé une amende

Une entreprise qui lutte contre le piratage souhaite bloquer notre accès au Net tant que l’on n’a pas payé une amende

Une entreprise qui lutte contre le piratage souhaite bloquer notre accès au Net tant que l’on n’a pas payé une amende…

L’imagination des boîtes qui travaillent avec les majors et les gros artistes n’ont vraiment aucune limite en ce qui concerne la lutte contre le piratage.

C’est ici l’histoire de Rightscorp, une entreprise américaine qui surveille les téléchargements via BitTorrent pour récolter les adresses IP de supposés pirates et qui exige par la suite le paiement d’une amende de 20 $ par infraction constatée (et à 20 $ par chanson, ça revient vite très cher pour le téléchargement d’un album), sous peine de vous couper l’accès à Internet !

La stratégie de l’entreprise de surveillance des infractions au Copyright était jusqu’à présent très simple : elle récoltait les adresses IP de supposés téléchargeurs, elle demandait les coordonnées des personnes possédant l’accès Internet incriminé à leur opérateur, et elle envoyait une demande de paiement de 10 $.

On imagine aisément que seul un faible pourcentage de gens ont payé cette amende arbitraire, censée prévenir d’un éventuel procès bien plus coûteux.

Qu’à cela ne tienne, s’est dit Rightscorp, nous allons passer des accords avec les opérateurs (ils sont aujourd’hui en contrat avec 140 fournisseurs d’accès) afin que la navigation des pirates soient redirigés exclusivement vers une page permettant de payer l’amende demandée s’ils ont été repérés par le système de surveillance de Rightscorp.

On rigolerait presque d’une telle idée, si l’entreprise n’était pas déjà en contrat avec autant de fournisseurs d’accès et aussi avec de grosses majors telle que BMG, ou directement avec des artistes comme Beyonce, Calvin Harris ou Kanye West.

Si pour le moment ce projet ne concerne que les USA, il n’en faudrait je pense pas beaucoup pour que d’autres pays reprennent cette idée, et se mettent à bloquer les accès de milliers d’internautes coupables selon eux d’infraction. Un blocage qui serait levé avec le paiement d’une amende, l’argent allant dans la poche des producteurs et de Rightscorp…

Ce n’est pourtant pas comme s’il avait déjà été démontré que l’adresse IP n’est pas une donnée fiable pour s’assurer du piratage effectif d’une œuvre… Et quid de l’accès à l’information ? Comment protester si on n’a plus la possibilité de contacter son avocat par email pour se défendre ?

Bref, le projet de Rightscorp fait tout simplement froid dans le dos tant il va à l’encontre de nos libertés individuelles. Il est à espérer que les opérateurs américains n’iront pas jusque là. En cas de concrétisation de ce sombre projet, il ne manquerait plus que cela donne des idées à d’autres pays européens comme la France…

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2 Commentaires sur cet article

  1. Au moins avec ce système, il n’y pas de risques de se tromper quand on lance l’attaque ddos.

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  2. Zulgrib

    Et ils comptent faire comment pour rediriger à la sortie du VPN ?
    On peut résilier pour non respect de contrat vis à vis du fournisseur car pas d’accès à internet ?

    Répondre

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