La mauvaise foi des organismes chargés de lutter contre le piratage atteint parfois des sommets dans le domaine du ridicule.
En voici un nouvel exemple avec cette histoire qui se passe aux USA, où l’association défendant les intérêts de l’industrie du disque, la RIAA, est en train de mettre en place la version américaine d’Hadopi.
Seul problème : l’expert indépendant et impartial requis par les partenaires du projet s’avère être un ancien lobbyiste de la RIAA
Il faut vraiment avoir du culot pour imaginer qu’une information aussi énorme allait rester cachée bien longtemps…
Ne reculant devant rien, la RIAA a en effet réussi à placer une taupe au sein du Center for Copyright Information (l’organisme chargé de mettre en place la version US d’Hadopi).
Le CCI américain a besoin d’un expert indépendant et impartial pour son fonctionnement, afin d’assurer aux opérateurs Internet que les accusés de piratage ne soient pas injustement traités.
Sauf que l’entreprise experte choisie est en fait un ancien cabinet de lobbying travaillant pour la RIAA. Le cabinet Stroz Friedberg ayant en effet touché par le passé plus d’un demi million de dollars de la RIAA, il est difficile d’imaginer qu’il s’agisse véritablement d’un expert indépendant et impartial !
Difficile aussi de comprendre comment cette entreprise a été choisie parmi les nombreux candidats disponibles, ni comment la RIAA a pu cacher aux opérateurs que ce cabinet était un ancien allié dans la lutte anti-piratage.
On parie combien que la mise en place d’Hadopi en France est aussi le fruit d’un lobbying intensif ? En fait on le sait déjà, la genèse d’Hadopi ayant été définie par Denis Olivennes en 2007, lorsqu’il était patron de la FNAC…
J’ai pourtant du mal à voir quel cabinet d’experts indépendants et impartiaux est assuré de surveiller si la Hadopi n’abuse pas de ses pouvoirs. En théorie, il y a bien la Commission de protection des droits, mais elle fait partie intégrante de l’Hadopi et ne peut donc être considérée comme étant indépendante, et encore moins impartiale…





Tiens, cela me rappelle les experts impartiaux sensés surveiller les transactions boursières mais qui s’avèrent être d’ancien banquiers…
Incroyable vraiment … ils savent que s’il continue on passera tous au Darknet ?
Où qu’ils iront vendre leur cd, dvd, connexion bridée…..aux martiens.
Non, après la taxe sur la copie privée, ce sera la taxe de l’industrie sauvegardée (ou encore de la consommation forcée).