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Il donne sa musique pendant 24h, obtient plus de fans et gagne bien plus d’argent

Publié le par Nikopik dans la catégorie Culture, Hadopi, Musique

Encore une preuve que le calcul bête de l’industrie culturelle de considérer qu’un piratage = une vente perdue est tout simplement faux.

C’est l’histoire d’un artiste qui a mis gratuitement à disposition son travail sur Internet durant 24h, et qui a récolté en une seule journée plus que durant 2 mois !

Andy Othling a décidé de donner gratuitement sa musique durant 24h, avec la possibilité pour les internautes de payer ce qu’ils voulaient à l’artiste s’ils le souhaitaient.

Le résultat obtenu fût une totale surprise pour Andy : alors qu’il pensait gagner moins d’argent, mais plus de notoriété, l’incroyable se produisit :

« Je m’attendais à une baisse des revenus, car c’est ce que l’on est en droit d’attendre lorsque on commence à donner des choses gratuitement. Mais ce qui s’est passé fût qu’en un seul jour,  j’ai gagné 2 fois plus d’argent avec ma musique que ce que je vends habituellement en 1 mois ! »

Cela peut s’expliquer par le fait que la popularité d’Andy a grandi très vite lorsque des amateurs de musique ont appris qu’il était possible de télécharger gratuitement un album, et de récompenser l’artiste avec la somme de leur choix.

Il y a bien dû y avoir des petits malins qui n’ont pas donné un sou, qui ont tout de même téléchargé l’album et qui l’ont apprécié, mais est-ce que ces derniers auraient de toute façon acheté de la musique numérique en ligne ?

Source et Image



9 réponses à Il donne sa musique pendant 24h, obtient plus de fans et gagne bien plus d’argent

  1. ZeHiro

    Un petit peu de pub pour le Framablog/Framalang qui a fait la traduction de l’article de blog décrivant la démarche du musicien:
    http://www.framablog.org/index.php/post/2012/10/30/ma-musique-gratuite-pendant-24h

    full disclosure: j’ai participé à la traduction

  2. Seb

    Bel exemple ! Ceci montre une belle piste de réflexion à avoir plutôt que de tenter de sauver désespérément un système obsolète. Quand on apprécie un artiste, on ne rechigne pas à payer son travail, j’y ait toujours cru. Nous offrir le choix de le faire ainsi que le choix de la valeur qu’on y accorde, ça nous encourage encore plus. Je ne sais pas si ce modèle de rémunération artistique est viable à long terme, mais à première vu, il me semble tellement plus naturel et juste que le modèle actuel.
    Merci pour l’article.

  3. ChonUnca

    wai mais dans la logique des maisons de prod ce que vous dites est « biaisé » car ils ne regardent que les compteurs, pas le résultat.

    Je ne connais pas les fait mais je vais prendre un exemple :
    Disons qu’une piste a été téléchargé 1000fois,
    que 500 personnes ont payés pour ces téléchargements (de 0.5x a 3x le prix normal suivant leur moyen)

    Le résultat que l’artiste voit lui c’est que ce mois il c’est fait 2 fois plus de fric (et a gagné en notoriété) durant ces 24h

    Ce que voit la maison de prod elle…
    c’est que y’en a 500 qui ont rien payé, et qu’il aurait dût avoir encore plus (peut importe le résultat positif ou non)

    Ils en ont rien a pété de la notoriété ou d’augmenter leurs gains… ce qu’ils veulent c’est qu’il y ai AUCUN resquilleurs.
    Car des qu’il y en a un qui paye pas, pour eux c’est un manque a gagner, même si c’est le copain d’a côté qui accepte de payer pour lui en « don », pour la maison de prod c’est pas un « don » c’est qu’ils sont pret a payer plus et donc « naturel », un bonus bien mérité, y’a pas a le répercuter sur le manque a gagner.

    • Dasporal

      Je crois que tu as parfaitement résumé la situation.

    • Patos

      Je suis assez d’accord dans le sens où la maison de disque s’intéresse forcément au manque à gagner, mais elle s’intéresse surtout et avant tout au profit. Le manque à gagner est extrêmement difficile à évaluer, il résulte souvent d’une position subjective de la part de l’ayant droit.
      Au risque de faire un parallèle un peu simpliste, la presse est passé au gratuit quand ils se sont retrouvés dos au mur, et il s’est avéré qu’on pouvait en tirer des business models viables, mais cette conviction est venue a postériori. Je pense que tant que ces maisons de disques ne seront pas menacés d’extinction, elles ne remettront pas en cause leur business model.

  4. Kris

    Moi ce que je trouve bien dans ce modèle est que si je donne 10 balles à un artiste et bien ces 10 balles vont dans sa poche. Après à lui de gérer la paye des autres musiciens s’il y en a, et éventuellement le studio d’enregistrement.
    Que si j’achète un cd 20 à 25 balles en magasin je suis quasi sûr que le moins bien payé sera l’artiste lui-même.

  5. Vermillon

    Keiser Chief (si je ne me trompe pas) avait déjà tenté le coup, et ce fut un succès.

  6. Shill

    Une question à se poser néanmoins, est-ce que ce résultat est lié au caractère évènementiel de la démarche ou est-elle pérenne dans le temps ?

  7. Syracasis

    Soulignons quelques points.
    1. L’offre était limité à 24 heures.
    2. La vente après l’offre est (probablement) dû à son classement. Peut-on dire que c’est un problème d’algorithme ? C’est-à-dire, la notoriété peut-il être uniquement basé sur le nombre de téléchargement ?
    3. …

    Selon moi, la gratuité est bénéfique sur le court terme. Mais seule, elle n’est pas une solution viable sur le long terme.
    Je ne vais pas chercher à débattre, j’expose juste mon point de vue.

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