Quoi que puissent penser actuellement l’industrie culturelle et la Hadopi, aujourd’hui de nombreux internautes téléchargent et ne sont pas prêts à payer pour une offre n’apportant pas de valeur ajoutée, voire même des limitations dans la lecture des contenus, par rapport à des oeuvres téléchargées sur le Net.
Comment faire pour modifier ces (mauvaises ?) habitudes ? Tenter de modifier les comportements de la génération qui est née avec la popularisation d’Internet en intégrant un peu de propagande dans le Brevet informatique et Internet, généralement passé au collège ou au lycée.
Ainsi la Hadopi a lancé un gros appel d’offres à 30 000 € (bah oui c’est la crise après tout) portant sur « l’étude des perceptions et des pratiques de consommations des « Digital Natives » en matière de biens culturels dématérialisés ».
Le but non-avouée de cette étude ? La réalisation d’un vieux projet de la Hadopi de faire de la propagande pour ces idées auprès des jeunes dès le collège :
« comme il est essentiel de faire ressortir le lien entre création artistique et téléchargement, cette information aura lieu d’ordinaire dans le cadre de l’enseignement artistique. Les collégiens préparant le B2i, Brevet Informatique et Internet, recevront également, de la part d’enseignants préalablement sensibilisés, une information sur les dangers du téléchargement et de la mise à disposition illicites d’œuvres culturelles pour la création et sur l’existence de l’offre légale. »
Qu’est-ce que j’aurais aimé avoir des cours d’histoire de l’art ou d’art plastique avec des enseignements comme quoi télécharger, c’est pas bien, le tout avec des lectures publiques interdites dans la bibliothèque du collège sous peine de dommages et intérêts reversés aux ayant droits….
On essaie de nous faire accepter dès le plus jeune âge le fait que la culture doit être contrôlé par de puissantes entreprises privées, capables des pires bassesses, de détourner les systèmes de lutte contre le téléchargement pour censurer les critiques négatives des albums de musique et utilisant certaines oeuvres comme des brevets.
Il n’y a que moi qui arrive à prédire que ce genre de projet est voué à coup sûr vers un échec certain ?





Déjà si les films étaient en full HD de bonne qualité avec choix de VO+VF et éventuellement quelques bonus offerts avec (genre fonds d’écran, et un petit making-of) déjà ça serait plus intéressant. En attendant je préfère mes bons vieux mkv qui sont souvent de qualité et me permettent de profiter des films sur n’importe quel ordi et en VO !
Il y avait déjà de franches remarques sur le sujet dans le C2I que passent profs et instits, à grand renfort de « attention si vos élèves piratent, vous pouvez être tenu pour responsable » et autres.
Vu qu’ils n’arrivent pas à modifier le comportement de la génération actuelle, ils se concentrent sur les plus jeunes, logique.
Je ne pense pas que ce sera voué à l’échec, les cours d’histoires ont bien été manipulés, alors pourquoi pas la doctrine d’infernet.
Ce sera en tout cas le cas si les profs et parents ne réagissent pas. Le mieux à faire pour eux est encore de préparer une liste d’arguments concise.
Hmmm, le seul danger du téléchargement sur Internet est du à la répression mise en place contre ça…
Je suis d’accord avec César, si la génération suivante se fait manipulée dans ce sens, alors le combat de notre génération est voué à l’oubli dans l’histoire justement, et n’aura servi strictement à rien.
Il faut le faire perdurer et l’inscrire dans la constitution du net, avec une organisation de passionnés du web et défenseur de la neutralité qui adoptent une politique de sensibilisation générale et constante de masse.
On a bien reçu des leçons sur « Fumer, c’est pas bien » (avec une grosse inscription sur les paquets en plus, maintenant), « se droguer, c’est pas bien », « Violer la loi, c’est pas bien », et pourtant il y a des gens qui fument, se droguent et violent la loi tous les jours.
Maintenant ils espèrent qu’avec une leçon « Pirater, c’est pas bien » ça va révolutionner le monde d’Internet ?
Et le pire de tous : rouler au-dessus de 130.
Tout ça part d’un bon sentiment, qu’on explique au peuple, mais le but est bien de gagner des sous sur le dos des hors-la-loi, donc plus il y en a, mieux c’est.
Je suis prof d’info, et je fais exactement le contraire. Ca me procure un plaisir, vous n’imaginez pas.
Autant je suis d’accord que dire que la propagande d’hadopi na rien a faire a l’école autant je ne pense pas qu’un prof doit encourager ses élèves a violer la loi(c’est une question de principe et n’a pas forcement a voir avec hadopi et l’industrie du divertissement).
Ensuite si par faire le contraire vous voulez dire que vous les encouragez a se tourner vers des solutions libres etc.. ignorez mon commentaire
Ce n’est pas tant la légalité que la légitimité…
En quoi rappeler aux gens le respect de la loi est-il une « propagande » ?
Est-ce que si je te dis « fumer un joint, c’est mal » tu vas me traiter de propagandiste ?
Non, là je ne suis pas d’accord avec toi.
Si je crée quelque chose et que je décide que je veux me faire de l’argent avec s’est (encore) mon droit. Le jour ou je n’aurai pas le droit de demander de l’argent pour ça, le terme « propagande » sera juste.
Moi je vois bien ça comme une propagande : « La propagande désigne un ensemble d’actions psychologiques influençant la perception publique des évènements, des personnes ou des enjeux, de façon à endoctriner ou embrigader une population et la faire agir et penser d’une manière voulue. »
Ici : de consommer des médias selon une manière arrangeant au mieux les majors de la musique et du cinéma.
Selon la stricte définition, les cours d’éducation civique sont de la propagande …
Peut-être, mais ils ont moins tendance à me faire bondir de ma chaise et à me projeter dans une société orwellienne où Internet serait surveillé.
Eternelle lutte de pouvoir. Il n’y a pas de vérité, seulement des opinions. Et des vainqueurs
Tu l’as dit : « de façon à endoctriner ou embrigader une population et la faire agir et penser d’une manière voulue ». Tant que c’est dans le respect de la loi, je n’y vois aucun problème. Dans ce cas le problème est plutôt la loi, cadre dans lequel je suis d’accord avec toi.
Le problème n’est donc pas la « propagande » mais la loi.
Ne pas voir le problème tant que ça respecte la loi, puis dire que la loi est un problème, j’y vois une légère contradiction …
Euh, non ? Je vais quand même pas me balader dans la rue en gueulant que j’emmerde la loi en ne pas la respectant.
Être d’un avis différent de la loi mais la respecter, je ne vois pas en quoi il y a contradiction.
Dans ce cas c’est dire « ok, il y a une loi contre le téléchargement, je la respecte parce que j’ai d’autres choses à faire que de remplir mon casier judiciaire, mais je suis contre ce texte. »