Vous êtes d’accord que le fait de prêter un livre à vos amis est une pratique extrêmement courante n’est-ce pas ? Avec l’avènement des livres électroniques, nombreux ont été ceux qui ont cru que cette pratique allait malheureusement disparaître.
Pourtant Amazon, le plus gros vendeur d’ebooks, a bien prévu la possibilité de pouvoir prêter durant 14 jours un livre électronique à une connaissance, sans avoir à payer quoi que ce soit.
Et comme ce qui existe pour les livres physiques, des réseaux de prêts de bouquins se sont créés pour que de gros lecteurs puissent découvrir de nouvelles oeuvres, de nouveaux auteurs, tout ça dans la plus parfaite légalité.
Sauf que ça n’a pas du tout été du goût de certains auteurs, qui n’ont pas hésité à faire pression auprès d’Amazon et de l’hébergeur d’un site de prêt de livres électroniques pour qu’il soit définitivement fermé…
Respectant pourtant scrupuleusement les conditions d’utilisations d’Amazon, le site de prêt Lendink a essuyé pendant plusieurs jours la colère des auteurs qui ont pensé que le prêt de livres gratuit était interdit (mon dieu…) et qui n’ont pas hésité à menacer directement l’hébergeur du site, à faire pression sur Amazon, et à envoyer des insultes et menaces personnelles à la famille du créateur de ce service… Le site a même été piraté, ce qui a provoqué la fermeture du service.
Après ce déchaînement violent et injuste envers Lendink, il semble que le site soit en bonne voie pour revenir après une levée de fonds auprès des internautes.
J’espère que le bon sens triomphera et que les auteurs ne vont pas encore une fois s’élever stupidement devant une pratique légale et utilisée depuis de nombreuses années par les lecteurs : le prêt de livres. Ce n’est pas parce que les livres sont devenus numériques qu’il faut interdire des pratiques en place depuis des décennies.
S’ils pensent que cela va leur apporter une bonne image et que ça empêchera le piratage (alors que c’est tout le contraire), ils se mettent le doigt dans l’oeil jusqu’au coude…
Prenez plutôt exemple sur des éditeurs qui respectent leurs clients, et qui se retrouvent parmi les meilleurs vendeurs de livres électroniques









Ça me choque même plus ce genre de truc…
On attend quoi pour réviser sérieusement ce principe archaïque de la propriété intellectuelle ??
Ils veulent peut-être interdire les bibliothèques aussi…
On attend quoi pour réellement boycotter les sociétés qui se permettent d’agir de la sorte…
Des insultes et des menaces ? Meilleur moyen pour faire chauffer les esprits de contradiction …
Il ne faut pas en rester là !
Il faut urgemment fermer les bibliothèques et tous les lieux où s’exposent à la vue de tous des livres !
Fermer les libraires, fermer les associations de lecture, fermer les épiceries fines et les églises et les pompes funèbres !!!!!!!
Y’a plus qu’à tout fermer puisque désormais la connerie remplace la pensée !
Je suis belge et j’ai déjà commenté ce matin à ce sujet… d’ailleurs c’est d’actualité chez nous: http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20120814_00192412
Moi qui suis un fan des bibliothèques… ne serait-ce que pour trouver des livres plus édités ou que je n’aurai jamais acheté par peur d’être déçu…
Fermer les pompes funèbres, non. Mais poursuivre les membres de la Confrérie des Charitables !
Si les livres électroniques sont plus faciles à copier, on peut comprendre l’inquiétude des auteurs.
Comment peux-tu comparer le prêt de livre physique et celui électronique ? Ne vois-tu pas la différence entre prêter un livre à un cercle réduit de proche et la possibilité de le prêter à des millions de personnes ? Ton idéologie où les artistes devraient travailler gratuitement pour les autres est incompréhensible.
Comment vois-tu l’avenir du livre, de la musique, du cinéma si, après tout, je peux partager avec le monde entier ce que j’achète. Quel est ton système économique ? Comment consommerons-nous de la culture dans le futur ?
Enfin bon je dis ça mais je squatte T411 en permanence, je ne voudrais pas m’ériger en donneur de leçon. Ton point de vue m’intéresse j’espère que tu répondras.
Sinon magnifique blog sur les nouvelles technologies quand il ne s’égare pas dans la guerre des gentils internautes contre les méchants ayant-droits ou dans l’excès de nostalgie.
Pour info le pret de livre d’amazon ne permet de prêter le livre qu’une seule fois en tout et pour tout, et le rend alors inaccessible pour son propriétaire durant la période de pret. Donc ca reste très proche du fonctionnement du pret de livre physique (source : http://www.amazon.com/gp/help/customer/display.html?nodeId=200549320).
Je pense que c’est une bonne chose de vouloir défendre ce genre d’acquis et d’habitudes que nous avions avec les supports physiques plutôt que de céder à la faciliter et de vouloir tout verrouiller numériquement.
Juste pour répondre à ta première question, il est très facile de partager un livre physique avec plein de gens (comme cette mode où les personnes laissent des livres sur les bancs par exemple), voire encore plus simple : un scanner et un peu d’huile de coude (et du temps) pour tout scanner et ainsi avoir ta propre version numérique du livre, ça va pas chercher plus loin.
Ensuite, quand tu parle de « Ton idéologie où les artistes devraient travailler gratuitement pour les autres est incompréhensible », as-tu seulement fait un tour sur ce blog ou il est expliqué que les chanteurs (certes je dévie un peu mais tu vas comprendre) ne touche que très peu d’argent sur les ventes de disques (quelque chose entre 8% et 20% me semble-t-il – mais je peux me tromper) alors que ce sont EUX qui chantent et qui ont créé le bien culturel par leur talent, et non pas ces majors qui se contentent de simplement les vendre. Certes le fait d’être « sponsorisé » par une major connue aidera à être lancé plus vite, mais je ne pense pas qu’elles méritent de prendre autant d’argent (et je ne sais même plus si par moment y a pas d’histoire de cachet genre « on te donne 10.000€ pour ton album, et que derrière on touche 100€ ou 1.000.000.000€, t’auras pas un centime de plus »).
Enfin et pour conclure, quelles sont les ventes en passe de devenir les seules ventes dans un futur proche? La vente numérique. Et combien touchent les artistes sur chaque vente numérique? Rien, que dalle. N’est-ce pas eux qui pour le coup travaillent gratuitement pour que d’autres s’enrichissent?
Voilà, j’espère que j’ai pas été trop long, merci de m’avoir lu, et j’espère aussi que certaines choses ont été mise au clair (bien sûr, n’y vois aucune animosité ou autre dans ce que j’ai dit ou la façon dont je l’ai dit)
Voila, je viens de retrouver quelques liens utiles à mon gout :
http://www.nikopik.com/2012/05/un-cas-concret-demontrant-que-le-piratage-favorise-les-ventes.html
http://www.nikopik.com/2012/03/la-folie-des-droits-dauteur-continue-les-bibliotheques-sont-demandees-de-payer-dimportantes-sommes-pour-des-lectures-publiques.html
http://www.nikopik.com/2012/03/telechargement-illegal-ou-paiement-via-itunes-les-artistes-gagnent-bien-souvent-tout-autant-dans-les-2-cas.html
Ils en oublient les lois en vigueur ces auteurs dites-moi !
Article 544 du code civil dit que lorsqu’on achète un bien on peut :
- usus, droit d’utiliser un objet
- fructus, droit de l’utiliser à des fins rémunératrices
- abusus, droit de revendre, de le donner, de le prêter, de le détruire
Les biens virtuels sont un peu différents des biens de consommation, non ?
Déjà, la moindre licence logicielle te fait sauter le fructus dans 90% des cas, sans parler de l’abusus …
Oui effectivement, certaines licences numériques font sauter l’abusus, mais pas forcément le fructus. Mais là, il faut aller voir les termes d’utilisations des copies numériques, afin de voir si on achète le droit d’utiliser la copie numérique (ce qui arrive très souvent pour les jeux vidéos, les films) ou si on achète la copie numérique ; les deux cas sont bien différents effectivement..