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Un cas concret démontrant que le piratage favorise les ventes

Un cas concret démontrant que le piratage favorise les ventes

Durant ces dernières années, les ayants droit se sont efforcés de tenter de nous faire croire que le piratage était la pire chose qui ne soit jamais arrivée à l’industrie culturelle.

Baisse des ventes, culture en panne, augmentation du chômage… Les pirates étaient devenus les boucs émissaires idéaux pour justifier les mauvais résultats obtenus, et aussi pour imposer Hadopi, l’organisation qui a su ne rien faire de concret durant des années pour un budget annuel de plusieurs millions d’euros (et ça la fout mal quand on nous demande de serrer la ceinture en temps de crise).

De nombreuses études sont pourtant venues démontrer que le piratage favorisait bien les ventes, et que les plus gros pirates étaient aussi les plus gros consommateurs.

La majorité des acteurs de l’industrie continue de faire la sourde oreille et d’ignorer cet état de fait, pourtant prouvé scientifiquement à plusieurs occasions…

Heureusement, un éditeur de livres physiques et numériques a fait preuve d’empathie pour se mettre à la place de ses clients. Bragelonne ne fustige pas le piratage et se trouve dans le top 10 des éditeurs les plus piratés sur Internet… ce qui lui vaut de bien meilleures ventes !

Spécialisé dans les genres Fantasy, Science Fiction et Fantastique, Bragelonne n’est que le 43e plus gros vendeur de livres papiers en France.

Une place finalement peu enviable ? Sauf que l’éditeur se rattrape sur les ventes numériques, où il figure cette fois en 3e position, au coude-à-coude avec les géants Amazon et FNAC.

Le secret de Bragelonne ? Des livres numériques moins chers que les éditions papier (car on ne fera jamais croire à un client qu’un fichier numérique vaut le même prix qu’un objet physique) et l’absence totale de DRM (possibilité de copier le livre, de l’offrir, etc.).

Cela entraîne un élan de sympathie et de respect pour l’éditeur de la part de ses clients, mais aussi des pirates.

Ainsi, bien que l’éditeur soit dans le top 10 des éditeurs les plus piratés, les seuls bouquins piratés sont ceux qui n’ont pas encore d’édition numérique car Bragelonne n’en possède pas les droits.

Alexandre Levasseur, manager de l’entité numérique de l’éditeur, explique son point de vue sur le piratage dans une interview :

Selon la dernière étude du Motif vous venez d’entrer dans le Top des éditeurs piratés, quel effet ça vous fait ? Qu’en pensez-vous ?
C’est cool je trouve ! D’autant qu’en regardant vraiment cette étude il s’avère que les titres les plus piratés sont tous des titres dont je n’ai pas les droits en numérique, donc pas d’offre légale possible. Cela prouve encore le respect de certains pirates ou certaines teams pour notre offre légale. Il ne faut pas diaboliser le piratage, la musique s’en est suffisamment chargée pendant 10 ans avec le succès qu’on lui connaît.

Hey les maisons de disques peu scrupuleuses et les boîtes de production radines, quand est-ce que vous allez retenir la leçon que le respect de vos clients s’avère bien plus payant que la lutte contre le piratage, déjà perdue d’avance ?

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11 Commentaires sur cet article

  1. Excellent article, j’adore !

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  2. « le respect de vos clients s’avère bien plus payant que la lutte contre le piratage »

    Tout est dit.

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  3. Anonyme

    Bel article, bien écrit. Mais le titre ne convient pas du tout. Un cas concret ne peut qu’illustrer comme un exemple et jamais démontrer comme une démonstration. Il ne faut pas non plus confondre corrélation et causation. Jusqu’à preuve du contraire, les idées présentes, bien que très probables, ne sont que des hypothèses. Une étude statistique serai la bienvenue. Mais par intuition, on ne peut qu’agréer.

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    • Sublime Mousse

      Mais non, c’est bien évidement complètement faux.
      Factuellement et sans aucun jugement de valeur, le partage illégal est le responsable de la chute des ventes de disques, il ne favorise en aucun cas les ventes.
      Quand même, soyez un peu de bonne foi.

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  4. Souleymane

    Je pense aussi qu’avec les jeux vidéo cela augmente les vente, par exemple j’ai pirater black ops et puis je l’ai trouver tellement bien que j’ai fini par l’acheter, pareil pour Fable III.

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  5. Bastien

    Perso j’y crois pas trop. Être pour le piratage c’est une chose, penser que ça fait gagner des sous aux maisons de disques et aux sociétés cinématographiques c’en est une autre.

    A mon avis, si ces sociétés cinématographiques combattent le piratage ce n’est pas pour rien. J’ai aucun mal à les trouver cupides, mais j’ai un peu de mal à les trouver idiotes. Si elles sont contre le piratage c’est quelles ont des études plus poussées que l’étude de certains cas particuliers choisis…

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  6. Chuck

    Perso, je n’ai jamais autant acheté de DVD que pendant la période où je fréquentais megaupload.

    Hé oui, faut arrêter de me prendre pour un teubé, je veux absolument tester avant d’acheter et sans débourser un centime de surcroit, hors de question de me faire entuber avec un total navet.

    Par contre, ce qui me plait, le prix devient secondaire puisque je le veux.

    Et depuis que les chinois du èffe béé iiiii nous ont fait leur kéké sur les ordres des lobbies hé bien j’ai complètement arrêté d’acheter quoi que ce soit.

    Ils ont beau crier que c’est des povres malheureux que c’est la faute du piratage et qu’ils ont de magnifiques études faites par des gens qu’ils ont payé pour aller dans leur sens, de un, je ne les plains absolument pas, de deux je ne les croient pas du tout, car c’est surtout de purs mythos et à moins d’avoir du caca dans les yeux, on peux difficilement leur trouver des circonstances atténuantes, ça fait trop lontemps qu’ils abusent (cf: 78 tours, 45, 33, cassettes, CD, je te raconte pas la culbute pendant plusieurs dizaines d’années).

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  7. C’est évident, de plus ça favorise la popularité car le partage de bouche à oreille est favorisé vu que plus de gens accède à ce qu’un artiste produit.

    Petite précision, piratage dans ce cas est un abus de langage, on devrait dire téléchargement illégal. Le pirate c’est ce que font les hackers en sécurité « portant » le chapeau noir ou gris (parfois).

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  8. Bragelonne, je connaissais pas.
    Merci de me le faire découvrir.
    Je ne compte plus les fois ou j’ai retiré un livre numérique de mon panier en voyant la présence de DRM dessus!

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  9. Ann O'nym

    Le piratage favorise les ventes ?
    Moi qui déteste les majors, dois-je arrêter de pirater ? ROFL

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  10. C’est évident que la présence de DRM est souvent bien injuste envers celui qui paye et que d’un autre côté, les « pirates » ont toujours trouvés des moyens pour les enlever. Donc, peut-être qu’une explication au succès de Bragelonne est que les acheteurs sont effectivement bloqués par les DRM car ils se sentent frustrés de leurs droits malgré leur honnêteté. En tout cas, c’est mon sentiments, combien de fois, alors que j’avais payé, j’ai été privé de mes droits de simplement utilisé le fichier légalement acquis.
    De toutes façons, il est temps de changer de modèle économique … mais je n’ai pas encore trouvé.

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