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La fin des Macs

La fin des Macs

Ceci n’est pas un article prophétique censé annoncer la disparition des ordinateurs d’Apple au profit des PC, basé sur je ne sais quelle analyse confortant les opinions personnelles d’un rédacteur.

Après plus de 20 ans de règne, l’ère du Macintosh touche définitivement à sa fin, et voici les raisons de cette abdication volontaire :

Non, Apple n’arrêtera pas de produire des ordinateurs ! Ils vont tout simplement amener l’informatique vers une nouvelle ère, celle d’iOS.

La preuve ? La dernière version de Mac OS X s’appellera OS X. Fini le Mac, terminé. Ce qui faisait l’âme des ordinateurs d’Apple, son système d’exploitation, ne sera plus estampillé Mac.

Pourquoi ce changement symbolique ? Car iOS prend la relève, nous conduisant vers une nouvelle ère de l’informatique. Une ère qui ne plaira pas à tout le monde…

OS X tend de plus en plus à ressembler à iOS : AppStore pour l’installation des programmes, gestion des fichiers de musiques via une base de données avec iTunes plutôt que la gestion directe des fichiers, classés par les utilisateurs dans des dossiers…

Le futur est à la gestion de contenus et d’informations via des applications : comment gérer une bibliothèque de milliers de fichiers musicaux à la main pour la plupart des utilisateurs lambda ? En laissant iTunes indexer notre culture afin de mieux y accéder (et aussi de nous en vendre au passage ^^).

Beaucoup hurleront devant ce constat, à juste titre : Apple pourra contrôler encore plus ce qu’il se passe sur nos ordinateurs, nous aurons de moins en moins la maîtrise de nos fichiers et des applications installées…

Sauf que cette mutation n’est pas propre à Apple : Microsoft veut faire exactement la même chose avec son interface Metro, imposée sur Xbox 360, Windows Phone 7 et Windows 8, et Google cherche à imposer son système d’exploitation Android sur à peu près toutes les plateformes, permettant à ses services en ligne de conquérir de nouveaux territoires.

L’interface graphique ne servira plus à manipuler des fichiers, mais à gérer des flux d’information jugés trop nombreux et trop complexes pour Monsieur Tout-le-monde, avec des ordinateurs qui n’ont pas été conçus à la base pour gérer autant d’infos. Flux accessibles depuis n’importe quel périphérique (Ordinateur, téléphone, tablette et bientôt télévision).

L’ère du bureau pourrait donc toucher à sa fin d’ici les prochaines années, nous obligeant à nous enfermer dans un écosystème d’appareils estampillés du même système d’exploitation pour profiter des interconnexions : une application achetée sur l’AppStore se trouvera sur votre téléphone, votre ordinateur, etc. Changer d’ordinateur vous obligera à changer tous vos appareils qui ne seront alors plus compatibles, rendant vos achats d’applications ou de contenus inutiles. À moins que l’intercompatibilité soit rendue obligatoire par la loi pour ne pas laisser les utilisateurs de systèmes libres sur la touche ?

Le fait est que l’ère des Macs arrive à sa fin, entraînant avec elle la future disparition de l’installation manuelle de logiciels et de la gestion manuelle des fichiers.

Et quand on voit qu’Apple et d’autres fabricants informatiques tentent d’interdire le Jailbreak de leurs appareils, il est difficile d’affirmer que ces changements se feront nécessairement pour le plus grand bien de leurs clients.

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24 Commentaires sur cet article

  1. C’est marrant cette sensation de petits picotements en bas du dos…. :o(

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  2. Oui , mais non , le cloud va apparaître comme une gène plus qu ‘ autre chose , sans compté que cela va a l ‘ encontre des FAI puisqu ‘ il adore nous espionné et la Linux à un coup a joué

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  3. C’est un virage extrêmement logique, et nécessaire selon moi.
    L’informatique d’une manière général se tourne vers la dématérialisation, et au delà de toutes les craintes que l’on peut avoir, c’est aussi une direction incroyable en ce qui concerne le transit des données, l’accès à ses infos partout dans le monde, mais aussi le partage et un territoire qui tend vers une communauté mondiale.
    De plus, vous donnez l’exemple d’Apple qui combat le jailbreak, mais vous ne parlez pas de Google qui offre le code sources de toutes ses distributions de manière libre et gratuite pour encourager les développeurs indépendants à la diversité des roms alternatives.
    La politique d’Apple a toujours été de contrôler le processus de A à Z, et c’est un modèle qui marche excellemment bien. Oui, il soulève la polémique, car un peu borderline sur certains point – et cela ne va pas s’arranger dans cette ère de la dématérialisation – mais qui offre aux utilisateurs une interface et des outils pensés pour le média, et ça, ça permet un confort, une réactivité, et une qualité qu’on ne peut pas retrouver dans le libre où chacun y va de sa petite bidouille pour adapter à chaque périphérique.
    Pour le moment, ces deux philosophies diamétralement opposées ont autant de qualités que d’avantages, et seul l’avenir nous dira quel modèle survivra. Pourquoi même ne pas envisager une cohabitation comme c’est maintenant le cas depuis plus de cinquante ans…
    Bref, Apple fait le bon choix, celui de la technologie de demain. Et malgré la peur que l’on peut avoir de ce contrôle, je pense que c’est une excellente chose. C’est aussi à l’utilisateur d’acquérir des réflexes pour ne pas faire n’importe quoi. Et puis bon, si ça dérangeait tellement les gens le contrôle, la surveillance, l’espionnage, et le recensement de ses goûts personnels, il n’y aurai pas tant d’inscrit sur face de book, le réseau social le plus intrusif, immoral, et dangereux qui soit pour les libertés individuelles…

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    • Que le virage soit logique, passe encore. Qu’il soit nécessaire, je ne pense pas. Avoir accès à ses infos partout dans le monde, ça se fait déjà depuis un bout de temps.

      Ce qui change, c’est la facilité et l’ergonomie des outils, mais la technique existe depuis des années déjà. En la matière, Apple a certes contribué à simplifier le tout, mais n’a rien inventé.

      Après, oui il y a la philosophie du « tout prêt y a plus qu’à cliquer » contre celle du bidouillage, encore que là-dessus, la communauté du libre a fait de gros efforts (je suis pas particulièrement un barbu de l’extrême, mais j’arrive à me débrouiller sur Debian, alors bon…).

      A titre personnel, en tout cas, je ne pense pas que le contrôle qu’exerce Apple sur son écosystème soit une bonne chose, particulièrement si tout les autres se mettent à faire pareil. Pour ceux qui cherchent à comprendre ce qu’il se passe dans leurs machines, ou qui veulent dépasser les usages pour lesquels les OS/machines ont été conçus (l’essence même du hack), c’est au contraire une très mauvaise nouvelle.

      Je n’ai pas du tout envie de me retrouver face à des terminaux passifs type Minitel, parce que la vraie force du dématérialisé et d’Internet à fortiori, c’est d’avoir placé l’intelligence en périphérie (donc dans les mains des utilisateurs), et non en des points névralgiques qui contrôlent tout. Ca rend le tout plus évolutif, et plus modulable qu’un gros mammouth central qui peine souvent à bouger dans la bonne direction.

      Autrement dit, je pense qu’il ne faut pas se réjouir trop vite. Sinon, la descente risque de faire mal…

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  4. Serge Meunier

    Bonjour
    On le sent s’installer cet enfermement. Certains observateurs ont anticipé l’appstorisation qui engendre l’impression désagrêable d’être dans une bulle, de percevoir comme information ce qu’au fond on sait déjà plutôt que d’aller à la recherche d’autres existants. Dites-moi que je me trompe…

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    • Eh non, malheureusement je pense que tu as raison. En témoigne un article sorti aujourd’hui chez Korben:
      http://korben.info/gatekeeper-osx.html

      Le premier pas officiel vers l’appstorisation des Mac, avec GateKeeper et son option pour n’autoriser que les applis provenant de l’Appstore (ou des dévs autorisés). Pour le moment, on peut encore choisir d’exécuter ce qu’on veut.

      Mais demain? Pour demain (disons 2-3 ans maxi), je me fais pas d’illusions… Comme pour Windows 8 et son interface Metro, ou pire encore, l’UEFI et le Secure Boot.

      Ce sera peut-être une opportunité à saisir pour les Linuxiens, en tout cas en ce qui me concerne, j’ai déjà commencé à m’y mettre 😀

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  5. La fin du bureau n’est pas pour tout de suite. L’uniformisation des systèmes pour l’embarqué et le nomade ne signifie en rien la fin de la gestion des fichiers personnels.

    Il ne faudrait pas exagérer non plus. Ces sociétés voient d’un bon oeuil le cloud et ses dérives parce qu’ils peuvent mieux contrôler le piratage. Apple et Microsoft laisse le choix de l’utilisation du mode « classique » même si par défaut, c’est le mode « cloud » et « nomade » qui est privilégié. C’est surtout l’aspect graphique et la sensation du manque de contrôle de l’OS qui est ressenti comme un enfermement. Le cloud et ses 5 go gratuits ainsi que la vitesse d’Internet ne peuvent pas encore se substituer à des TO de données et du traitement local pour la création. Ils mettent en place un univers de consommation pour les utilisateurs lambda et ceux qui désirent sortir leurs porte-monnaie en rendant plus difficile le piratage. C’est de bonne guerre mais pour le moment, la fin du bureau n’est pas encore d’actualité.

    Apple n’est qu’une entreprise privée : si vous en avez marre -> cassez-vous. Microsoft n’est pas suicidaire et n’a pas la prétention d’Apple en matière de contrôle (pour le moment).

    Oui c’est dérangeant de voir les autres penser à notre place pour « ce qui est bien pour nous », mais que pouvons-nous y faire ? Franchement ? Eux ne sont pas là pour faire de l’altruisme et nous ne sommes pas à leurs places même si nous en sommes les concernés. Au même titre, on ne décide pas de l’avenir de l’automobile ou des industries agro-alimentaires. Nous ne sommes pas non plus dans le même cas de la construction d’une maison qu’on peut superviser de A à Z si on le désire : on ne décide pas de la construction de ses OS (sauf distributions libres particulières, et encore… il suffit de regarder par exemple Unity pour comprendre que ce n’est pas nous qui décidons).

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  6. Linux forever <3

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  7. Je pense « qu’Appstoriser » chacune de nos applications est une grave erreur.
    Le plus déterminant dans cette guerre est bien l’utilisateur lambda, qui n’ira se plaindre q’une fois les manipulations trop compliqué ou trop limitée.

    En attendant nous « Geek » allons se tourner ailleurs, la où l’herbe est plus verte, et un jour peut être, la mégalopole « mamie, papi et compagnie… » nous rendra les choses plus faciles, en implosant d’elle même, et en renversant par la même occasions nos ayant droit et le fascisme de leur loi.

    A bon entendeur !

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  8. voila qui va me décider à enfin tester, et pourquoi pas adopter Linux.

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  9. il a juste 5 ans de retard l’article …
    les mac est mort quand le hardware du mac est devenu PC !!!

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  10. bllbllbll

    Oui enfin tout ça c’est bien beau mais n’oubliez pas l’essentiel : tout ça, c’est du commerce, du business, la loi de l’offre et de la demande.
    Quand ce bon vieux Steve (RIP) arrive en 2007 avec un iPhone, c’est bien qu’il y a une demande et il la comble, bien ou mal, la n’est pas le débat.

    Entre autre commentaires :
    Je pense « qu’Appstoriser » chacune de nos applications est une grave erreur.

    Peu importe, s’il y a une demande et que le modèle économique est viable, ce sera fait. Et s’il y a une demande pour un autre système et que le modèle est viable également, il y aura un autre système.

    Pourquoi croyez-vous que le système d’exploitation qui demande le moins de ressources, qui est le plus fiable, le plus économique et le plus sécurisé soit cantonné à un part de marché ridiculement faible ?
    Parce qu’il a à chaque fois un métro de retard sur la demande du marché (quelle que soit la façon dont est créé cette demande d’ailleurs, marketing quand tu nous tiens ;)).
    Je parlais de Linux bien sur 🙂

    Pour en revenir à l’article, je ne serai pas aussi catégorique car le détail ergonomique est très important et moi, quoiqu’on en dise, le tout tactile, ça me gonfle d’une force….. donc je ne pense pas que le bureau soit mort et je reste persuadé que beaucoup de gens ne voudront pas confié TOUS leurs fichiers au Cloud.
    Les applis, on verra, ca dépendra de la compatibilité entre les systèmes.

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  11. modaphoque

    Ou sinon il existe Linux ? Bande de vaches a lait .

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  12. Il est évident qu’Apple, Microsoft et Google vont unir leur écosystème via leur appstore et leur cloud respectif.

    Par contre je pense que ce sont les clients qui sont demandeur, en effet avec la multiplication des devices il est indispensable d’avoir un environnement de synchronisation des datas et des préférences.

    En tant que Linuxien je pense qu’il est indispensable que le logiciel libre puisse fournir une alternative, par exemple basé sur un cloud en P2P, sinon il risque de retourner dans la grotte d’ou il commence juste à sortir…

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  13. Si l’article dit vrai, Apple ce sera fini pour moi…malheureusement !! mais je n’aime pas du tout ces idées la !!

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  14. Honnetement, c’est immédiatement la réflexion que je me suis tenu lorsque j’ai lu sur numerama l’article sur leur montain lion…

    C’est bridé comme un iPhone, donc ce n’est plus un ordi. Ils ont commencé a prendre ce virage avec l’ouverture du Mac App store, et la ca s’accentue dangereusement.

    Chez moi ce sera snow Leopard jusqu’à ce que mon Mac rende l’âme, ensuite comme sur mes PCs fixe, je migrerai vers Linux.

    Ciao Apple.

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  15. Il y a des jours où je suis content d’avoir une distribution linux.

    au moins le jour où je suis pas content, j’aurais juste besoin de désinstaller des dépôts ou de changer de distributions.

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  16. Donc pour simplifier, ils veulent qu’on partage nos données, mais ils ne veulent pas partager les leurs.

    Autrement dit, ils vont bientôt te vendre tes propres données ainsi que l’autorisation de t’en servir.

    Si c’est ça qu’on appelle « évolution » alors je pense franchement que l’être-humain est en train de devenir l’animal le plus débile qui existe sur cette planète.

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  17. Un eco-système fermé est dangereux pour la vie privée mais si simple d’utilisation que les gens y vont les yeux fermés.

    Les données personnelles fusent sur les réseaux sociaux car là aussi la simplicité crée un leurre.

    Avoir un pseudo c’est avoir l’idée d’en créer un.

    Les gens veulent de la simplicité, Appel do it.

    Perso je n’aime ni Appel ni Windows ni Google et consœur. Leur intérêt gourmand de nos données privées me dérange quelque part. Pas facile de se faufiler.

    Comment faire, Linux, machine virtuelle, vpn et tous ce que vous pouvez imaginer.

    L’avenir est une carte, une puce, un tatouage pour accéder au web, la web-identification à son espace « privé » du réseau.
    Ceux qui auront un stockage physique personnel, type disque dur, seront sous haute surveillance.

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  18. space invaders

    Hug !

    Je suis graphiste depuis 20 ans (début sur apple 2e) et pas une année ou on m’explique que mon Mac (book pro) va disparaitre… je pense que vous oubliez un détail : c’est un outil de travail pour tous les graphistes (video, 2D, 3D, web) et tous les musiciens qui financent tout le « système » depuis toujours en achetant les dernières »tours » a la mode tous les 6 mois + les « suites » Adobe encore plus cher que le matos, alors le concept de « cloud » c’est très rigolo pour sur, mais le jour ou je vais mettre des doc photoshop de plusieurs giga et hautement confidentiel en ligne n’arrivera JAMAIS ! I swear ! Je préfère largement les avoir sous le coude sur un bureau bien chargé 😉 en plus j’adore bosser dans l’avion… alors le wifi a 9 km d’altitude…

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  19. Je suis d’accord avec toi Niko, à terme les machines n’auront plus la même importance.
    Dans une soirée, nous passerons du smart phone, à la tv puis à l’ordi, puis à la tablette, puis à la chaîne hifi avec les mêmes identifiants, en conservant nos sessions et nos tâches en cours.
    La machine que nous utiliserons sera seulement la plus adaptée par rapport à ce que nous désirons faire.
    J’ai besoin d’une souris et d’un clavier : je m’assois devant l’ordi. J’ai besoin d’un grand écran : je continue sur la télé.
    Pour cela il faut bien arriver à un rapprochement des OS pour simplifier la vie des utilisateurs. Et le grand mérite de iOS c’est qu’il s’adapte au plus grand nombre de terminaux.

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