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Les maisons de disques se servent des oeuvres des artistes comme des brevets

Les maisons de disques se servent des oeuvres des artistes comme des brevets

Tout le monde sait bien que la législation sur la propriété intellectuelle n’est pas adaptée aux usages de tous, sauf des grosses maisons de disques, de production ou d’édition.

Ces lois qui ont été mises en place tout d’abord pour protéger les artistes ont complètement perdu l’esprit dans lequel elles ont été créées.

Vous voulez un exemple ? Voici l’histoire du compositeur de la bande originale du jeu culte Dune

Dune est un jeu d’aventure / stratégie sorti en 1992, inspiré de l’univers créé par Frank Herbert, développé par les français du studio Cryo et qui a reçu d’excellents critiques lors de sa sortie.

Un des points qui a été acclamé est la grande qualité de la musique du jeu composée spécialement par Stéphane Picq, qui est sorti sur un CD audio séparé intitulé Dune Spice Opera. Elle fût tellement populaire qu’il y a même eu plusieurs concerts organisés, ce qui était très surprenant à cette époque où le jeu vidéo connaissait encore un succès modeste et confidentiel.

Ce CD a été édité par Virgin Records en 1992. Cette maison de disque a été racheté par EMI, qui a alors hérité des droits de cet album.

La totalité des albums ayant été édité se sont vendus rapidement, de nombreux fans ont alors demandé à l’artiste où ils pouvaient se procurer cet album, car ils avaient envie de donner de l’argent pour l’acheter.

Je vous laisse lire la réponse de monsieur Picq :

« J’ai reçu de nombreux courriers me demandant si une réédition de l’album “DUNE Spice Opera” était prévue. Hélas, après quelques échanges de courriers, il s’avère que la société EMI publishing refuse de me rendre les droits de reproduction, alors même qu’elle n’envisage absolument aucune réédition… Soyez patients, j’ai signé pour 30 ans !!! Enfin, sans entrer dans les détails, disons que j’ai signé en 1992, avec CRYO et VIRGIN records (qui est devenue EMI depuis) un contrat en anglais, que j’aurais du lire plus attentivement ! MAIS… Je crois bien que l’album entier sera bientôt disponible sur le net, en MP3, ce qui est déjà mieux que rien ! Mais chhhht ! Je ne vous ai rien dit, d’ailleurs je n’y suis pour rien, c’est un ignoble pirate qui n’a rien à voir avec moi… Enfin, disons que je défie quiconque de prouver le contraire ;^) »

Comment soutenir des entreprises qui refusent que leurs clients puissent acheter légalement des oeuvres culturelles, même lorsque ces derniers réclament qu’ils veulent les payer ?

Ces maisons stockent les droits sur les oeuvres, non pas pour s’en servir, mais pour les utiliser comme des brevets, attaquer des particuliers ou des entreprises qui auraient le culot d’utiliser ces oeuvres.

On en vient à une situation tellement ridicule que l’artiste lui-même est obligé de se pirater pour mettre à disposition ses créations afin que son public puisse y accéder…

Comment, en son âme et conscience, peut-on soutenir des entreprises comme celle-ci ? 🙁

Source

23 Commentaires sur cet article

  1. Je suis d’habitude plutôt du côté des auteurs, mais là pour le coup, je trouve l’exemple moyen…
    Monsieur Picq, qui est un artiste que je respecte énormément, a vendu ses droits lors de la création du jeu, et par conséquent, les décisions vis à vis de cet album ne lui appartiennent plus. Je ne vois pas ce qu’il a à redire à ce sujet.
    Si aujourd’hui EMI refuse de réediter, c’est logiquement parce que la société sait que ce serait à perte, et je ne vois pas trop l’intérêt pour eux financièrement parlant.
    Le développement de Dune à l’époque a été une véritable épopée, et Cryo était bien content lorsque Virgin a financé le projet sont plus personne ne voulait. A ce moment là, Monsieur Picq a cédé les droits de son oeuvre pour pouvoir toucher des bénéfices sur les ventes, et je ne vois pas de quel droit il exigerait qu’on lui rende ces derniers.
    Malgré l’immense respect que j’ai pour cet homme, lorsqu’on vent une bibliothèque à quelqu’un, on ne vient pas le voir dix ans après pour lui demander de la rendre… que ce soit un bien matériel ou des droits de diffusion, le problème est le même…

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    • Stéphane Picq

      Je vous remercie pour « l’immense respect », mais je crois que vous ne connaissez pas bien l’histoire. En 1996, lorsque nous avons lancé le label « Multi Media Music » avec Pierre Estève, nous avons proposé à EMI Publishing Ltd de RACHETER les droits d’éditions de « DUNE, Spice Opera », car il y avait une demande importante et que l’album n’était plus en stock, et leur réponse a été que ce n’était « pas dans leur politique éditoriale de recéder des droits, et qu’ils se résèrvaient le droit d’une publication ulérieure si le marché était favorable ». L’auteur de l’article que vous commentez a parfaitement raison: Mon oeuvre (du moins celle là) fait partie du pool culturel valorisant cette compagnie, comme un brevet sous le coude. Pas grave, la Musique est un don du ciel et une source intarissable, vous pourrez entendre mon nouvel album début 2013. Merci à tous

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  2. Hello,
    je te recommande le visionnage de RiP!: A Remix Manifesto.
    Ce film open source parle exactement de ce problème, et en poussant un peu loin j’ai compris le pourquoi.

    Les artistes ne sont que des produits pour l’éditeur. Si on s’amuse à faire des ré-édition ou à faire durer certains produits, comment va-t-il être possible de caser de nouveaux produits ?

    Ca rappel étrangement l’obsolescence programmée (cf. « The Light Bulb Conspiracy ») non ?

    Je me suis heurté plus d’une fois à ce genre de situation où l’éditeur préfère laisser mourir (disparaitre) une partie de son catalogue. Dans le cas qui m’intéressait il s’agissait de vinyls (60s à 80s), jamais sorti en cd ou numérique : manque à gagner culturel énorme.

    Pas le choix, digitaliser ces vinyls et les partager avec ceux qui en connaissent la vraie valeur sous forme d’échange IRL.

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  3. Les maisons de disque a l’époque était très utile, maintenant on peut tous ou presque faire de la musique chez soit j’espère que les artistes s’en rende compte et ne donne pas leur droit sur autant d’année.
    Ici l’artiste avoue ne pas avoir bien lu son contrat.
    L’histoire montre quand même quelque chose, les maisons de disque devrais diffuser les musiques sur lesquels elle ne compte plus faire de profit plutôt que de les laisser pourrir dans leur placard

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  4. maximilien bertrand: ça serait vrai si c’était réellement coûteux de mettre à disposition l’album en mp3 sur itunes par exemple…

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  5. ol : c’est vrai que la mise à disposition pourrait ne pas coûter grand chose. Ce que je veux dire, c’est qu’on ne devrait pas juger l’attitude de la société envers l’artiste, mais de la société envers les consommateurs. Que les consommateurs fassent pression auprès d’EMI pour que la société mette à disposition une version qu’on puisse acheter, je trouve ça complètement normal. Si il y a une demande, il est normal que celle-ci soit perçu par le propriétaire des droits. Par contre, aller dire qu’il n’est pas normal que la société ne redonne pas les droits à l’artiste alors qu’elle a payé pour les avoir, je suis désolé mais non… ce n’est absolument pas envisageable. Et je suis un peu étonné que ce soit cet angle de vue qui ai été adopté dans l’article…

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    • Disons que l’artiste a clairement été trompé par l’entreprise en ce qui concerne ses droits. Il n’avait pas du tout compris qu’ils appartiendraient à Virgin Records.

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      • Je suis bien conscient de ça. A cette époque, et surtout dans ce secteur, c’était vraiment à l' »arrache », et les mecs n’étaient pas des commerciaux, mais des artistes des vrais, et qui ne comprenaient certainement rien à ce qu’ils signaient. Et encore une fois, même si j’ai un immense respect envers ces créateurs fous qui ont changé le monde vidéo-ludique (qui l’ont crée de toute pièce même), on ne revient pas sur les termes d’un contrat qu’on signé en bonne et due forme. Que la société veuille faire un geste ou autre, ok… mais ce n’est absolument pas une injustice, et je ne pense qu’il faille le faire passer pour ça.
        Je suis toujours à fond derrière les artistes, que ce soit ceux de l’époque, ou ceux d’aujourd’hui, mais un contrat est un contrat, et si on n’est pas capable soit même de respecter les règles, ce n’est pas la peine de lutter contre ceux qui ont justement ce défaut.

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        • Sauf que certains contrats peuvent être considérés comme abusifs. Selon ma propre opinion, c’est bien le cas ici, surtout que l’entreprise conserve les droits d’un album non pas pour le diffuser, mais juste pour les avoir, un peu comme les brevets d’une entreprise de high tech.

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          • Si ils veulent conserver les droits pour les enterrer, c’est leur parfait droit. Ils ont payés pour ça. Après tout, Ikea ne vient pas réclamer le futon que tu as acheté chez eux parce que tu l’as mit à la cave après en avoir acheté un autre. Mon exemple est parfaitement débile puisque ton futon à la cave ne gène personne, mais bon, c’est le principe. Une fois que tu as payé pour quelque chose, il t’appartient en en fait ce que tu veux.
            Après si le contrat est abusif, c’est une autre histoire. Je connais l’histoire de Cryo d’après ce que j’en ai lu (merci au passage d’avoir fait un article sur « la saga des jeux-vidéos » que j’ai littéralement dévoré!), mais je ne connais pas assez cette histoire en particulier pour donner une quelconque opinion. En effet, si il y a eu abus, alors seul un procès pourra départager les deux partis.
            Si tes connaissances vont au delà des miennes sur cette affaire, je te crois sur parole. 😉

    • Stéphane Picq

      J’étais prêt a PAYER pour racheter mes droits, mais il n’y a eu aucune ouverture de négociations, seulement une lettre-type qui a dû servir quleques milliers de fois: « NON, c’est a nous, et on le garde dans nos tiroirs ». Par ailleurs je vous informe que, il y a eu un double dépot des partitions a la Sacem, un par moi-même, et un autre concommitent par Virgin Records, mes droits Sacem ont étés classés dans le tiroir « irrépartissable », et cet argent va aux ayants-droits les plus important, c’est à dire que c’est les héritiers de Maurice Ravel et probablement J.J Goldman, si on caricature un peu. Sachez que je n’ai jamais eu de revendications revanchardes à propos de cette histoire, et si d’autres aujourd’hui réouvrent le dossier, je n’y suis pour rien, mais ca me fait plaisir, oui.

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  6. Les Majors sont une économie de la rareté, pas de la culture.

    La culture, c’est vous tous qui la faites, non pas en consommant, mais à travers la pratique de vos activités de vos langages (maternel, informatique, mathématique, musicale, littéraire…)

    Les réseaux liés aux technologies informatiques ont modifié profondément et durablement (tant qu’il y aura du jus…)nos approches culturelles.

    Le flux engendré devient incontrôlable politiquement, financièrement, économiquement, socialement.

    Voilà pourquoi la chasse aux sorcières devient de plus en plus violente, mais surtout clairement affichée.

    La distribution a changé de main. Depuis un moment déjà…

    Les pertes du système ce chiffre en trillion, sommes démesurés qui prouvent la faillite de notre système.

    Car les gros labels, malgré leurs concentrations ne sont qu’une goûte d’eau, souvent subventionnée, dans un Océan de trafic en tout genre. (armes, drogues, pétrole, matières premières…)

    Pascale Nègre n’est qu’un clown, parmi tant d’autres, pour distraire la galerie pendant que l’acta et d’autres stratégies se mettent en place.

    Le droit d’auteur ne sera revu et corrigé que lorsqu’un pouvoir nouveau l’imposera.

    C’est là le problème : rétablir la Démocratie (contrôle par le peuple), la République (contrôle des lois) et donc une nouvelle constituante.

    Autant dire que ce combat est immense et qu’il fera beaucoup de victimes.

    Les artistes, vous ont tous donnés, chacun à leurs manières et ce, depuis des lustres.

    Aujourd’hui l’art c’est la maîtrise des outils informatiques. Associez là avec une philosophie et si elle rencontre un large éco elle s’imposera d’elle-même.(Open-Source)

    Le rapport art et argent a toujours été conflictuels. Mais les artistes sont et seront bien démunis devant des rapaces sans scrupules.

    Car le Bon, le Beau, le Sacrée sont un conflit permanent qui ronge l’artiste au détriment de sa propre nature.

    Peu importe si vous les aimé, ils vous ont tout donné et n’attende rien d’autre que votre prise de conscience ne soit sous aucune autre influence que vos propres désirs et volontés… si vous en avaient.

    La jouissance est cérébrale, cela fait parti de la condition humaine.

    L’immatérielle, le virtuel sont une source infinie d’évolution cérébrale. À chacun d’entre vous de l’utiliser comme bon vous semble.

    Vous savez donc maintenant à quelle sauce nous allons être dégustée, de gré ou de force. Votre Âme et conscience fera la différence en fonction de votre culture…

    D’où le danger dans la fracture numérique.

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  7. Assez d’accord avec maximilien bertrand. J’ai l’impression que cet article tente de lancer un scandale (les petits auteurs sont les gentils, les grandes maisons de disques sont les méchants) pour pas grand chose.

    Tout d’abord, EMI (via Virgin Records) a acquis les droits de reproduction (entre autres) en 1992. Les albums ont été vendus et ne sont maintenant plus réédités. Que les fans réclament la musique, c’est normal. Cependant, si EMI refuse de rééditer cet album (que ce soit en format matériel ou en mp3), c’est parce que cela a un coût et ne doit pas valoir assez le coup (sérieusement, combien d’exemplaires vont être vendus ?…). Et puis, surtout, c’est qu’EMI a acquis les droits et elle en fait ce qu’elle veut ! Si elle veut les laisser tomber, elle peut. Si elle veut attaquer telle entreprise en violation, elle peut. De quel droit l’auteur peut-il venir réclamer ces droits alors qu’il les a cédé de son plein gré pour 30 ans ?!

    De plus, si un jour le jeu vidéo regagne un gros succès (avec une suite, imaginons), EMI aura la possibilité de rééditer ces albums et de continuer d’amortir son acquisition des droits. Si elle les a redonné à l’auteur d’ici là, c’est un gros manque à gagner… Ou même, simplement si la musique est exploitée sans droit par une autre entreprise, c’est EMI qui est en droit de percevoir tels dommages et non pas l’auteur…

    Il a signé un contrat. S’il ne l’a pas lu, c’est son problème, cela ne constitue en rien un contrat abusif. De plus, ce n’est pas parce qu’un contrat est injuste qu’il est abusif. Et si jamais ce contrat est réellement abusif (aucune information là-dessus dans cet article, si c’est avéré c’est pourtant essentiel), l’auteur ne peut pas le décider tout seul. Il doit le faire constater et faire annuler le contrat, avec les conséquences qui s’en suivent…

    Quant à comparer les oeuvres à un brevet, c’est ne pas être renseigné sur la matière…

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    • Sauf que je compare l’utilisation qui en est faite.
      Cela a beau être légal, c’est tout de même très douteux au niveau éthique, et c’est cela que je critique vivement.
      Mais ce n’est que mon opinion.

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      • Il n’est nullement question d’éthique dans tout ça ! Il faut arrêter avec les grands mots et regarder les choses de manière pragmatique…

        C’est peut-être dur à avouer mais dans cette affaire au final, c’est l’auteur qui est en tort. Il s’engage envers la maison de disque pour au final quelques années plus tard revenir sur son engagement…

        D’accord c’est votre opinion, mais rien que le titre de l’article est totalement faux…

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        • Sachant que certains maisons de disques gardent des droits d’auteur non pas pour les utiliser et les vendre, mais seulement pour les posséder et attaquer des personnes physiques ou morales osant utiliser l’une des oeuvres qu’ils ne vendent plus…
          Je reste du même avis et je ne considère pas que mon titre est faux de mon point de vue.

          Cela ressemble étrangement à la guerre des brevets des grands noms de l’électronique qui verrouille les innovations de nombreux acteurs.

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          • Mais elles ont signé et payé (aussi) pour ça ! Tout comme je suis sûre que l’auteur, même s’il ne vendait plus d’albums et s’il détenait les droits, attaquerai quelqu’un qui ose utiliser sa musique dans un film ou n’importe quoi sans son autorisation. Comme il le dit lui-même, l’auteur n’avait qu’à lire le contrat et se méfier un peu…

            Le fait d’utiliser le terme « brevet » est totalement inutile, l’oeuvre en elle-même est directement protégée par le droit d’auteur et engendre donc à elle seule des droits et notamment le droit d’intenter une action en justice contre quiconque enfreindrait ses droits.

    • Exact. Dommage que le droits d’auteur ait été inventé pour protéger les artistes et les oeuvres, et qu’il devient une arme légale pour justifier la non-diffusion auprès du public d’une oeuvre.

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    • Je ne connais pas cette OST et j’aimerais bien l’écouter. Je fais comment ? Je l’achète ? Ah non on ne peut pas. Je télécharge (bien obligé il me semble !). Et si je résume : EMI ne va pas être contente parce que je me procure de la musique dont elle est propriétaire mais ne veut pas rééditer à perte, parce que c’est une violation de la loi qui se targue de protéger les artistes ? « EMI a acquis les droits elle en fait ce qu’elle veut »
      EMI je lui chie dans la bouche, et elle peut chialer sur ses milliards restants. Faut pas s’étonner dans ce sens là non plus.
      Ah oui et.
      « Continuer d’amortir l’acquisition des droits »
      Mouai. « La totalité des albums ayant été édité se sont vendus rapidement ». Je ne les croit pas généreux au point de vendre la totalité de leurs albums sans rentabiliser leur investissement.

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  8. Et ne jamais oublier que les droits d’auteur ont été créés non pas pour protéger les auteurs du public, mais bien pour les protéger des EDITEURS !

    Des éditeurs qui, au XVIII°, imprimaient des textes et les vendaient sans ne rien reverser aux auteurs de ces textes.

    Ce qui tue une oeuvre n’est pas que le public la copie, bien au contraire, mais qu’elle ne soit plus rendue accessible. J’en parle ici :

    http://www.musiclodge.fr/article-megaupload-2-suite-et-fin-98036683-comments.html#comment95768054

    Peu importe que l’éditeur « pense » qu’une réédition ne lui rapportera pas assez pour rentrer dans ses frais, peu importe que ce type de contrat soit légal, il y a bien ici un véritable abus de la part de l’éditeur, et il est toujours d’actualité de protéger les artistes des éditeurs, lesquels, en situation dominante, se permettent tout et n’importe quoi.

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  9. Stéphane Picq

    J’ai lu tous vos commentaires. Vous avez tous raison, mais ce qui est important à capter, c’est que l’entreprise dont il est question REFUSAIT de me revendre les droits, à quelque prix que ce soit, et que j’ai dû, effectivement, pirater mes propres oeuvres pour que les quelques milliers de personnes intérèssées puissent les écouter, à une époque ou le téléchargement de mp3 n’était pas aussi répandu qu’aujourd’hui. Je n’ai jamais prétendu vouloir revenir sur un contrat que j’avais signé, même si, à l’époque, j’étais mal informé et un peu con pour avoir signé sans lire avec attention. Et sachez que, pour des raison techniques internes à la société de protection des auteurs que je ne nommerai pas non plus, je n’ai JAMAIS touché un kopeck de droits d’auteurs sur « DUNE, Spice opera » de même que Philippe Ulrich, qui avait grandement collaboré à cet album. Je vous salue tous.

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  10. Je pense que la culture comme le savoir devraient être librement distribués,sous leurs forme électronique, AVEC attribution des droits divers des artistes et techniciens qui ont contribué… pour qu’on puisse leur donner ce que l’on veut. Nombreux sont ceux qui se feraient mieux connaitre ainsi, et auraient enfin une vision réelle de la reconnaissance du public.
    Pour ce qui est des objets physiques, livres, CD… idem, mais avec un prix d’achat minimum, car l’objet a un coût à produire puis à recycler, et faut penser à nourrir les petites mains qui rendent tout ça possible …pas les exploiteurs qui s’approprient les créations des uns pour enrichir leurs comptes en banque en appauvrissant notre vie culturelle et… les autres par la même occasion !

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